AUDIENCE DU PREMIER CONSUL. 1QI
« sur leurs flancs, menacer leur dernier point de « retraite; ils évacueront sur-le-champ toutes les « hautes vallées. Je ne changerai rien à mes « dispositions. Je vois bien, me dit-il , qu'il y a là « des difficultés vraisemblablement plus grandes « que sur aucun autre point de la grande chaîne « des Alpes : mais je tiens qu'il n'y a point d'as- « pérîtes sur le globe, que les hommes ne puisce sent surmonter. Dites à Macdonald qu'une ce armée passe toujours, et en toute saison, parce tout -où deux hommes peuvent poser le pied. ce II faut que quinze jours après la reprise des « hostilités, l'armée des Grisons se trouve aux ce sources de l'Àdda , de FOglio .et de l'Adige ; ce qu'elle ait tiré des coups de fusil sur le mont ce Tonnai qui les sépare , et qu'arrivant sur ce Trente, eHe forme la gauche de l'armée d'Italie, ce et manœuvre de concert avec elle sur lesderee rières de celle de M. de Bellegarde. Je saurai ce porter à temps des renforts où ils seront nécc cessaires : ce n'est pas sur la. force numérique ce d'une armée , mais bien sur le but , sur l'imee por tance de l'opération , que je mesure celle ce du commandement. »
Après avoir ainsi motivé et brièvement exprimé sa décision , le premier consul me retint et me parla du général Brune, et du compte satisfaisant qu'il lui avait rendu de ma manière