I()6 DIVISION DES COMMANDEMENTS
son séjour à Rheineck, et dans la basse vallée, pour mieux tromper l'ennemi, et conserver le plus longtemps possible un si faible masque, il luttait péniblement contre la plus grande difficulté, celle qui, le plus souvent, fait échouer de semblables entreprises, le rassemblement des vivres et les moyens de transport. Il ne se rendit à Coire que lorsque nous fûmes assurés de pouvoir faire distribuer à chaque soldat quatre ou cinq rations de biscuit. C'était beaucoup que d'obtenir ce faible approvisionnement.
Le général Macdonald , en arrivant à Coire , distribua ses troupes de la manière la plus convenable à la «guerre de montagnes, dans laquelle la multiplicité des masses et des commandements, nuisible dans les pays ouverts, est au contraire un avantage, et presque toujours un moyen sûr d'en imposer à l'ennemi. Plus il y avait d'espions et d'intelligences dans le pays, et plus leurs rapports étaient trompeurs. On comptait les étatsmajors divisionnaires qui sont en évidence dans les quartiers généraux , mais on pouvait à peine conjecturer vaguement sur le nombre et la force des divers corps disséminés dans d'étroites vallées , où la fréquence des mouvements trompait les yeux les plus vigilants.
Macdonald forma autant de divisions qu'il avait de généraux de ce grade : le général Van-