PASSAGE DU SPLUGEN
de ce premier succès, devait arriver le lendemain , 4 décembre , au village de Splûgen avec son état-major, pour se mettre, à la tête de la quatrième colonne, je me hâtai de lui faire place et je me rendis à l'hospice que j'atteignis à l'entrée de la nuit avec la queue delà troisième colonne. J'étais excédé de fatigue, et attaqué d'un violent accès de fièvre. Dès qu'il fit jour, je iîie fis envelopper entre deux matelas et attacher sur un traîneau attelé d'un mulet et dirigé par deux vigoureux montagnards i il m'eût été impossible de descendre à pied les rampes du tourniquet , et j'étais pressé d'arriver à Isola pour mettre les troupes en ordre et en mouvement sur Chiavenna. J'eus fort à m'applaudir de m'être confié à l'adresse de mes deu& guidés; je fis promptement et commodément ce trajet, glissant et tournoyant entre les précipices , avec la plus parfaite sécurité. Les rampes très-courtes de ce tourniquet étaient bien ouvertes, bien déblayées ; mais c'était aussi , à cause des glaces et des petits ponts jetés sur les fentes des rochers, la partie du chemin la plus périlleuse.
Là quatrième colonne, que le général Macdonald conduisait en personne, était composée des compagnies de grenadiers de la troisième demibrigade d'Orient, de la cent quatrième et de la dix-septième d'infanterie légère , avec laquelle