‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 89 sur 247 · IO ATTAQUE DU MONT TON N AL · texte numérisé non relu

IO ATTAQUE DU MONT TON N AL

qu'aux palissades du second retranchement, et tentèrent vainement de les arracher , la terre étant profondément gelée; une grêle de balles moissonnait inutilement ces braves, au pied de ces murs de glace ; Séron qui les conduisait fut blessé; le général Vaux, après avoir reconnu la force de l'ennemi , et celle de ces impénétrables retranchements, ordonna la retraite. Ces retranchements , formés de terre et de neige battue et glacée , étaient défendus par quatre ou cinq mille hommes du corps de Wuckassowich.

Pour les y retenir plus longtemps, et bien persuader à l'ennemi que nous voulions à tout prix nous ouvrir ce passage, le général Macdonald ordonna une seconde attaque : cette fois le général Yandamme la fit exécuter en plein jour; ce fut le 3i décembre, le jour même où le quartier général français se trouvait déjà à Breno, au centre de la vallée. Les Autrichiens avaient renforcé leurs avant-postes et étendu leurs ouvrages sur la croupe de la montagne : ils furent attaqués si vivement dans les deux redoutes dont le feu se croisait sur le sentier, qu'un bataillon du régiment de Kray qui les défendait, après avoir perdu plus de deux cents hommes, eut à peine le temps de se jeter dans le second retranchement, et fut poursuivi jusqu'aux palis- ! sades.

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