COMBAT DU CAP GRINEZ
à aguerrir nos soldats., alternativement détachés pour servir de garnison à bord des bâtiments de la flottille. Le maréchal Davoust Les encourageait par son. exemple : il était toujours avec son étatmajor sur la plage, dirigeant lui-même son artillerie, si bien commandée par le brave général Sorbier. Le plus important de ces combats fut celui de la flottille hollandaise pour se rendre des rades de Dunkerque et de Calais au port d'Aûableteuse, où le troisième corps d'armée alla camper vers le mois de mai i8o5. U fallait doubler le cap Grinez en présence de plus de quatre-vingts voiles de guerre anglaises : les basfonds obligeaient l'amiral à prendre le large; l'opération était périlleuse ; les Anglais portaient sur le cap pour couper la flottille. Le maréchal , après avoir fait hérisser ce promontoire de soixante bouches à feu, que dirigeait le général d'artillerie Lariboissière, m'y laissa pour y commander , et alla , de sa personne, avec ses aides de camp, s'embarquer sur la chaloupe canonnière de l'amiral Werhuel. L'action fut vive et brillante; le feu des batteries du cap Grinez contint la croisière anglaise, et le passage s'exécuta avec quelques pertes, mais avec plein succès.
Ce fut vers cette époque que l'empereur Napoléon rassembla ses trois corps d'armée à Boulogne, et donna le spectacle de la plus belle