NOTICE XI
Son charme personnel, jes dons cjontja nature Tavait doué, enfin ef: surtoq^ les amitiés utiles q^i'il parvint rapidement à se créer, l\^\ procurèrent |3icntôf ocçHpations et levier d'existence. Par le prince Eugène d'abord, il obtenait des missions en Italie, auprès de Marmont en Dalmatie, à Naples ensuite à la cour du roi Joseph, enfin à Rqme oii |a famille de l^ucien Bonaparte Taccueillit avec faveur. 4 lire, soit dans ses Notes inédites, soit dans les Soiweuirs du Congrès de Vienne, les pages consacrées à ses premiers bienfaiteurs, on ne saurait taxer Ip narrateur d'ingratitude, car il dépense pour eux toutes les fleurs de sa rhétorique : presque toutes du moins, car l'abondance de sa reconnaissance va surtout au feld-maréchal prince de Ligne, qui fut son protecteur, son parent bienveillant et... fort utile (un Chambonas, nous l'avons dit, avait épousé nne princesse de Ligne).
La Garde a rencontré le prince de IJgne dans la Ville éternelle ; admis dans son intimité, il recevait de ce Mécène généreux une invitation pressante à venir s'installer auprès de lui à Vienne. Le jeune homme ne se déroba pas à des instances qui lui assuraient le bienêtre et une existence régulière après des années d'incertitude. Il s'établit donc à Vienne auprès de son bienfaiteur, subissant du reste le charme de cet homme supérieur, lui vouant une affectueuse vénération qui ne fit que croître avec les années. Toute la première partie des Souvenii^s s'offre en témoignage indiscutable d'une reconnaissance sans bornes ; si cet ouvrage forme le plus beau fîeuron de la couronne littéraire de notre auteur, il constitue en même temps le plus complet panégyrique du prince devenu « son idole ï).
De Vienne, le comte de J^a Garde p^ssa en J^ussie,