‹ Souvenirs du Congres de Vienne, 1814-1815Chapitre 8 sur 156 · NOTICE XIII · texte numérisé non relu

NOTICE XIII

Sénat de la République de Cracovie le déclara citoyen polonais, cependant que les rois de Bavière^ de Prusse et de Saxe le félicitaient par lettres autographes.

Auteur de nombreuses romances que se disputaient les compositeurs les plus renommés de l'époque, il en dédia un grand nombre à la reine Hortense qu'il connut à Augsbourg en 1819. Ainsi M. de La Garde se trouvet-il avoir collaboré à Loi d'exil et à Partant pour la Syrie — qui devint sous le second empire Tair national. En i853 parut V Album artistique de la reine Hortense^ recueil précieux qui contient les romances alors inédites du comte de La Garde, avec la musique de la Reine et de charmantes reproductions de petites peintures émanant -également d'elle, (i)

Ce fut la dernière fois que le nom du comte de La Garde paraissait sur une feuille typographique. Peu de temps après, il terminait sa vie errante à Paris (il habitait tantôt Angers et tantôt Paris dans ses dernières années). <* Ma vie est un combat », avait-il pris pour devise ; on aurait pu ajouter : « et un éternel voyage », car Auguste de La Garde ne pouvait se fixer nulle part. Il ne s'était jamais marié ; le peu de papiers qu'il possédait, quelques souvenirs à défaut de fortune furent légués à son cousin M. de la Garde, marquis de Chambonas.

Indépendamment des œuvres mentionnées jusqu'ici, et des Fêtes et Souvejiirs du Congrès de Vienne, parus en 1820 à Paris, on possède du comte de la Garde :

(i) Cet Album contient en outre une courte biographie de la reine, des lettres d'elle adressées à M. de la Garde, un fac simile de son écriture, le tout sur papier velin encadré d'ornements d'or. Ce livre est devenu fort rare. M. le marquis d£ Chambonas en tient un de son oncle. J'ai la bonne fortune d'en {posséder un.

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UHb traduction dé DMiiH-Dbhsk'oy (Mb^kbùs I8i i^;

Càùp d'œil sii^ le Ràyàunïe de Pàtô^e (Vâhsbvîë, 1818);

Coup d'deil sûf' Akxûftdre Badie (Bavière, i 8 1 g) ;

Laure Bôùrg, tdinan dédié au roi de Bavière (Municli, 1820);

Lts Mmuments grtts de la Slcik (Municlij 1820) ;

Tf^ductim d^s Méiodks de Thomas Mobile (Londres^ 1B16J;

Voyagie dans quelques paHies de l'Elirope (Ldhdres, 1828);

BrightoUj Voyage en Angleterre (i83o) ;

Tableau de Bruxelles (prose et vfers)^ dédié à la Reine ;

Projet pour la formation d'une càlonie belge à la Noupelle-Zélande, etc.

Dans toutes ses œuvres, et principalethent dans les plus importantes, Brighton, Voyage en Angleterre^ et les Souvenirs du Congrès de Vienne, M. de La Garde fait preuve d'observation et de savoir-faire ; on peut regretter que sa bienveillance sans seconde ne permette pas à la note critique de rompre parfois la gammfe louangeuse.

Dans ces Soul^enirSy île cherchons pas de révélations capitales sur les conférences diplomatiques qui départagèrent l'Europe en 181 5, mais de charmantes anecdotes, des portraits de grandes dames, de souverains et de hauts personnages : bien des figures oubliées ou méconnues nous apparaîtront en silhouette et nous sembleront dignes de remarque. Apportons à les lire là qUâliié cJUi pt-ésidà k telir tédactidh, fet pOWt cet homme aimable et indulgent, soyons bienveillants.

Depuis leur apparition en 1820,- ces Souvenirs éiaitnt

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