DESTRUCTION JDES OUVRAGES DE PORTSMOUTH
New-York, des forces supérieures à celles que pouvaient lui opposer les généraux alliés, s'était laissé tromper par leurs démonstrations, redou* bla d'activité pour secourir lord Cornwallis; û s'embarqua avec un corps de troupes sur la flotte anglaise réunie, qui parut à la vue du cap Henri le 37 octobre, immédiatement après la reddition d'York, au nombre de vingt- sept vaisseaux de ligne. Informé de cet événement , il se retira sans rien entreprendre, et se borna à jeter dans Gbarles-Town un renfort de trois régiments.
L'apparition de la flotte anglaise donna lieu de soupçonner à M. de Rochambeau que les Anglais pourraient tenter de débarquer en dehors de la baie entre le cap Henri et le grand marais appelé DisnuiUSuamp , pour se jeter dans Portsmouth, sur la rivière d'Elisabeth. Ce poste, où s'était d'abord réfugié Arnold , avait été bien retranché; et lord Comwallis, qui l'avait occupé avant de lui préférer York-Town , en avait étendu et perfectionné les fortifications. Je fus envoyé en toute diligence, avec un bataillon de milices américaines, pour faire raser ces ouvrages. Je les trouvai en très-bon état; la position était bien saisie; les redoutes et les redans, liés par de profondes tranchées, étaient revêtus en fascinages faits avec le plus grand soin. Tous ces ouvrages étaient fraisés, palissades et entourés de forts