MISSION EN ALLEMAGNE
ce homme comme vous. N* alarmez pas sans né- <i cessitéy mais nas^ertissez pas trop tard.
<K Adieu ) je vous embrasse,
Le Comte de Siégur.
Je me rendis d'abord à Strasbourg où M. le marquis de la Salle qui y commandait , et que le ministre avait informé de ma mission , désigna un officier de l'un de nos régiments allemands , M. Riehl, pour m'accompagner et me servir d'interprète. J'eus lieu d'être très-satisfait de l'intelligence et de l'activité de mon compagnon de voyage. Je suivis l'itinéraire qui m'avait été indiqué; j'allai par S tuttgard, Ulm et Munich, jusqu'aux frontières de la haute Autriche, où je coupai toutes les routes qui, depuis le Tyrol jusqu'à la Saxe, viennent aboutir aux principales villes sur le Rhin. Je revins par Ratisbonne, Nuremberg, Francfort, Mayeace et Luxembourg. Sans rappeler les détails de mes investigations et de mes conférences avec les ministres et résidents français, je me borne à l'extrait suivant du compte que je rendis au ministre à mon retour à Versailles :
« I-e corps d'armée
(K que S. M. I. porte dans les Pays-Bas est seulece ment de trente mille hommes. De tous les états