‹ Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836Chapitre 41 sur 112 · MISSION X L ARMÉE DF NAPLES · texte numérisé non relu

MISSION X L ARMÉE DF NAPLES

liiaîn visiter la foret de Montona^ d'où les Vénitiens'tiraient leurs bois de construction, et qui pourrait encore être exploitée pour le même objet avec un grand avantage. Je me rendis ensuite à Capo d'Istria, où je trouvai un poste français et un commandant de place déjà établis. J'y reçus, avec des dépêches du général I^uriston,un nouvel avis de ma mission dans le royaume de Naples. Je repassai par Trieste , et me rendis en poste, par terre, à Venise, a&n de ne pas courir les hasards des délais en allant par mer.

J^e général I^uriston avait reçu l'ordre de se rendre en Istrie et en Dalmatie, et d'y continuer les opérations que j'avais commencées. Je ne séjournai à Venise avec ce général que le temps nécessaire pour mettre en ordre mes divers rapports. Je ne pus rédiger qu'à la hâte, d'après les notes que j'avais recueillies trop rapidement, le mémoire que j'adressai directement à l'empereur pour lui rendre compte de ma mission. Cependant ce mémoire assez étendu comprenait, premièrement, des détails descriptifs, résultat des reconnaissances que j'avais faites moi-même , et des renseignements qui m'avaient été fournis par les autorités du pays, et par les hommes qui m'avaient paru le mieux informés sur les localités où je n'avais eu ni le temps ni les moyens

l86 RAPPORT SUR MA MISSION EN ILLYRIE.

de me transporter. J'y joignis les meilleures cartes que j'eusse pu me procurer, soit sur les lieux mêmes, soit à Venise;

Secondement, des vues générales sur la défensive des frontières et du littoral ;

Troisièmement, un aperçu de l'état civil de ces provinces sous le rapport administratif, avec l'indication des diverses améliorations qu'on y pouvait graduellement introduire. Quelque imparfait que fût ce travail , il témoignait du moins du zèle et de l'activité que j'avais mise k en préparer les éléments. L'empereur m'en fit témoigner sa satisfaction par le prince vice-roi.

Avant de quitter Venise, j'eus le plaisir de rencontrer mon vieil et excellent ami M. Delà* garde, qui venait d'y être envoyé comme coin* missaire général de police. On ne pouvait faire un meilleur choix, ni qui fût plus utile au gou* vernement de ces nouvelles conquêtes. Je fis embarquer ma voiture, je suivis le canal eo deçà du Lido, je remontai le Pô jusqu'à Ferrarey où je pris la route de Bologne et de Florence, et j'arrivai à Rome.

J'appris chez notf'e ambassadeur, M. Alquier (ancien membre de l'assemblée constituante, avec leiiuel j'avais eu beaucoup de rapports dans ks premiers temps de la révolution ) tous les détails de l'entnV de l'armée française dans le

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aume de Naples j sous les ordres du prince eph et du maréchal Masséna. M. Alquier me la beaucoup des nouveaux différends de Temeur Napoléon avec le pape , et de l'embarras sa position. Il me conduisit chez le cardinal ch, qui se plaignait beaucoup des exigences l'empereur. <c II est impossible , me dit-il , que ; pape s y soumette de son plein gré; il n'est lus question de négocier sur de telles bases ; Ton ne veut plus ici qu'un évéque de Borne , laut que mon neveu envoie un général et des oupes. » C'est ce qui ne tarda pas à arriver, lai aussi visiter le prince Lucien, qui n'était *re plus satisfait, mais qui supportait très- Josophiquement sa disgrâce. Il me chargea dépêches pour son frère le prince Joseph.

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88 ARRIVÉE A ?fAPLES.

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