‹ Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836Chapitre 47 sur 112 · TRAVAUX DU GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

TRAVAUX DU GOUVERNEMENT

vint aussi me joindre à Naples; il avait, depuis quelque temps, quitté le service; je le fis rentrer à celui de Naples, avec son grade, et me rattachai comme aide de camp. Je pris aussi deux aides de camp napolitains, tous deux officiers très-distingués, et qui, depuis, ont, par différentes actions d'éclat, justifié mon choix; Tud, le capitaine Filangieri, aujourd'hui lieutenant général, fils du fameux publiciste, avait été élevé en France, au Prytanée, avait été placé dans le 17^ d'infanterie de ligne et s'était distingué à la bataille d'Austerlitz; l'autre, le capitaine Ambrosio, avait commencé à servir dans l'armée autrichienne, et joignait, à beaucoup d'esprit et de connaissances, une grande activité.

Les autres ministres, mes collègues, secondaient avec non moins de zèle, et plusieurs d'entre eux avec plus de succès, les vues et les efforts du roi pour la régénération du pays. Miot établissait l'ordre dans les administrations inférieures, encourageait le commerce, ouvrait les principales communications, et toutes les sour^ ces de l'industrie trop négligées dans ces pays, les plus favorisés par la nature. Il instituait des écoles, ranimait le goût de la littérature et des arts. Rœderer supprimait les arrendamenti ou aliénation du produit de divers impôts. Il établissait un grand livre de la dette publique,

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