‹ Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836Chapitre 57 sur 112 · LIVRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME

Rentrée en France. — Inspection générale des dépôts. — Arrivée à Tarmée d'Allemagne. — Bataille d'EssIing. — L'ile de Lobau. — Préparatifs pour le second passage du Danube.

— Conversation de Tempereur. — Bataille de Wagram. — Poursuite de Varmée ennemie. — Armistice. — Le maréchal Masséna. — Tentative d'assassinat contre la vie de l'empereur à Schœnbrunn. — Répression d'une violation de l'armistice.

— Réprimande de l'empereur. — Règlement sur le service en campagne. — Convention pour la remise des places , après le traité de paix. — Destruction des fortifications de Vienne. ^ Rentrée de l'empereur français dans sa capitale. — Audience de l'empereur. — Audience du roi de Bavière à Munich.

i^ETTE célérité était une précaution nécessaire; la route de France était déjà infestée par les guérillas. Je ne pouvais voyager qu'avec mes chevaux: je me réunis au maréchal Lefebvre, qui reçut aussi l'ordre de rentrer en France. Nous formâmes une véritable caravane avec nos aides de camp et une petite escorte : nous marchions avec précaution , en nous faisant éclairer. Teus fort à me louer du bon accueil et de l'obligeance

HEMTRÉE £N FRANCE. 343

maréchal ; i^piis fîmes ce voyage très^gaient: jetais, comme tous mes compagnons, t content de quitter l'Espagne, pour aller •e la guerre sur im théâtre que nous connaisns , et où nous pouvions espérer que les ars françaises auraient des succès plus glorieux, fais pourtant un vif regret de me séparer de •n gendre, le général Franceschi, que je n'as pas eu le plaisir de rencontrer une seule fois idant cette campagne : il commandait Tavantde du maréchal Soult , son ancien général et I fidèle ami , et marchait sur la Corogne, pourvant Tarrière-garde anglaise : j'avais le coeur n gros de ne pouvoir apporter à ma fille des ivelles plus satisfaisantes; mais j'étais loin de iser que je ne reverrais plus ce fils adoptif , brave et excellent ami, et que l'appui quey'as ménagé à mon fils lui manquerait avaiîf le en.

\e ne m'arrêtai que vingt-quatre heures dans petite maison de campagne d'où j'avais eu tant

peine à arracher mon Octavie : je dirigeai m équipage sur Paris, et je pris la route de ulouse pour commencer mon inspection. I.ies 3Ôts qui se trouvaient dans les départements

Midi en deçà du Rhône, appartenant aux 'ps qui étaient en Espagne , je traversai rapinent ers départements; je fis une courte sta-

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