s'agit ici de Henri-Jacques-Guillaume Clarke, créé duc
de Feltre en 1809, mais qui portait à ce moment le titre de comte d’IHunebourg. Il conserva le portefeuille de la guerre
sation pour mon mariage. Mon frère m’accompagnait; il nous reçut le mieux du monde et me complimenta. C’est un homme un peu brusque, mais franc et loyal et qui jouit de l'estime de tous. C'est un administrateur habile et l'Empereur en fait grand cas. Il est arrivé du reste à cette haute fortune plutôt par ses aptitudes d’organisation que par ses talents militaires. Il est déjà général depuis quinze ans, mais il avait servi sous le feu roi et était, si je ne me trompe, capitaine au royal-dragons, car il est de bonne noblesse et sa famille, qui est irlandaise, est venue, dit-on, en France à la suite des Stuarts. — Nous allâmes en même temps faire une visite à la comtesse d'Hunchourg; nous ne la trouvâmes pas. »
13 janvier.
Nous revinmes à Versailles, où nous passâmes une revue. »
depuis 1807 jusqu'en 1814, où il se rallia à Louis XVIII. Pendant les Cent Jours il suivit le roi à Gand et redevint en 181% ministre de la guerre. Il reçut le bâton de maréchal en 1816. Ïl était né à Landrecies en 1765 et mourut en 1818.
16 janvier.
Je dinai à la préfecture et je fus le soir à un bal d'abonnés où je reslai avec madame de Laumont jusqu'à trois heures du matin. »
15 janvier.
« Je fus voir madame de Vertamy,' qui me reçut avec les témoignages d'amitié les plus agréables; j’y trouvai sa sœur avec ses deux enfants; j'allai ensuite voir un autre logement. »
16 janvier.
« Je fus dîner chez madame Brodelet avec Delphine et M. Leblanc; nous sommes revenus passer la soirée à la préfecture; il y eut du monde et grand cercle jusqu’à minuit. »
17 janvier.
« Alexandre de Vertamy vint me voir; je fus encore diner à la préfecture, après avoir déjeuné avec mon quartier-maitre, qui était venu'chez
moi le matin. »
19 janvier.
« Je partis pour Paris après avoir réglé plusieurs affaires; je dinai avec mon beau-frère de la Martellière et Jacques chez M. Godefroy de Suresnes"; je les quittai pour aller aux Français, mais je n’arrivai que pour voir la fin de la tragédie d'Artarercès; 1l faisait un temps affreux, glissant, de manière à ne pouvoir marcher sans danger. Je tombai, mais je ne me fis aucun mal, plus heureux que beaucoup de gens qui firent des chutes dangereuses.
18 janvier.
« J'allai passer la soirée chez madame de Scytivaux* à Mousseaux. J'y trouvai madame Maric qui habite avec elle; ces dames me reçurent très bien et me firent grand accueil. Je rentrai ensuite chez moi. »
20 janvier.
« Je fus déjeuner chez Paul et nous allâmes ensemble voir M. de Soubeyran le père, qui
1. M. Godefroy de Suresnes était le père de Collette de Reiset, belle-sœur de Tony, comme on l'a vu plus haut. 2. M. de Scytivaux avait été receveur des finances à Soissons à l’époque où Tony y était en garnison.
témoigna beaucoup de plaisir de me voir. A cinq heures je fus diner chez Grignot. On vint me prendre en cabriolet. J'allai de là au Vaudeville, mais j'en sortis à la seconde pièce pour rentrer chez moi, où j'avais à terminer des rap-
ports importants. »
22 janvier.
«Je me préparai à déloger et je dinai à la préfecture, où il y eut soirée et bal. »
33 janvier.
« J'attends Amélie et sa mère, qui doivent arriver à Paris pour acheter la corbeille. »