XIV NOTE PRÉLIMINAIRE
ces amusants détails, c'est presque à chaque page qu’on retrouve des récits de combats et il en est bien peu qui ne lui aient fourni l’occasion de prouver sa vaillance, mais ce n’est jamais que brièvement que le jeune Reiset nous conte ses prouesses ; sa modestie est si grande que c’est bien plus par les éloges de ses chefs et les glorieuses citations à l’ordre du jour que nous sommes mis au courant de ses hauts faits.
Le premier volume nous peint son existence au foyer de famille où s’est écoulée son enfance, ses rencontres avec Kléber et sa surprise mêlée de craintive admiration lorsque dans ses longues promenades il l'écoute développer ses théories, toujours généreuses et chevaleresques, mais si peu en rapport avec les idées royalistes dans lesquelles il a été élevé. Puis c’est la fraîche idylle du grand homme avec la sœur de Reiset, et enfin le départ du jeune volontaire pour l'armée. Nous le suivons ensuite sur les champs de bataille où adolescent 1l a déployé tant de courage,