‹ Souvenirs du Maréchal Macdonald, duc de TarenteChapitre 49 sur 262 · LIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LIV INTRODUCTION

Hurat avait hâte de retourner à Naples ; il partit aussitôt. Bans môme prévenir l'Empereur, laissant le commandement au prince Eugène. A Dantzig, Macdonald remit ses troupes au général Rapp; la séparation fut pénible; le chef et les soldats, presque tous étrangers, s'étaient liés d'une affection mutuelle que les périls affrontés en commun, les privations, les fatigues avaient rendue de jour en jour plus sincère et plus vive.

Où était le grand quartier général? On n'en savait rien à Dantzig. ABerlin,où il passa d'abord, Macdonald apprit qu'il était à Posen ; il écrivit et reçut en réponse Tordre de se rendre immédiatement à Paris.

En le voyant entrer, l'Empereur tressaillit et ne lui dit pas un mot; le maréchal sortit indigné,jurantdeneplus retourner à la cour. Quelques jours après cependant, il fut appelé par ordre ; l'Empereur lui avoua qu'il avait été trompé sur son compte ; on l'avait faussement accusé d'avoir provoqué par sa rigueur la défection du contingent prussien. Lui et Macdonald avaient commencé dans le même temps à faire la guerre; il fallait la finir ensemble, puisque la campagne qui allait s'ouvrir serait certainement la dernière. Ainsi parlait l'Empereur.

Le iO avril 1813, Macdonald fut nommé commandant en chef du 11* corps de la Grande armée. Ce corps était composé de trois divisions d'infanterie et d'une brigade

Page 1