‹ Souvenirs du règne de Louis 14 (volume 2)Chapitre 20 sur 55 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

candidat à la députation en 1857, nous échouâmes en présence d'une candidature officielle, et nous n'en avons pas moins exercé avec dévouement une sorte de mandat libre pour des questions intéressant notre département, mandat donné même par des délibérations de conseils municipaux , pour tâcher d'obtenir en faveur du département de la Gorrèze et de plusieurs cantons de celui de la Haute-Vienne une part plus équitable dans la répartition des voies ferrées indispensables aujourd'hui à la prospérité de rag*riculture comme à la prospérité de l'industrie. Nous avons défendu, par nos écrits et notre parole, ces intérêts devant le Comité consultatif des chemins de fer, et nous conserverons, comme un titre de noblesse nouveau à transmettre à nos descendants, une délibération qui nous a été envoyée, en 1865, par le conseil municipal de la ville d'Uzerche, pour nous remercier de notre zèle et de la persévérance de nos efforts : une contrée tout entière, dépossédée du transit immémorial de Paris à Toulouse , contrée dont les ressources fécondes ne demandaient qu'à être développées, leur eût mérité un succès plus heureux. Enfin, président de la Commission d'ag'riculture du comité départemental de la Corrèze pour l'Exposition universelle de 1867, nous apportons notre part de soins au succès

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de cette lutte gTande et pacifique à laquelle est convié l'univers tout entier. Partag*eant notre vie entre Paris et la Gorrèze, en chaque lieu nous exerçons des fonctions publiques aussi modestes que désintéressées, car l'amour de la patrie est la première des affections politiques dans le cœur d'un Français, et nous pensons que l'on ne doit pas, par une abstention systématique, refuser ses services à son pays. D'un côté, membre d'un conseil municipal rural, de l'autre, depuis long^ues années, officier de la g-arde nationale de Paris, nous croyons que l'antag'onisme entre les classes élevées et les classes inférieures repose sur des malentendus : quelle que soit l'accessibilité des hautes classes pour les hommes intellig'ents des classes inférieures, comme classes chacune doit rester à sa place; toutes ont besoin de se donner un réciproque concours ; les unes sont la tête , les autres sont les bras ; les unes comme les autres ont leur rôle marqué par la Providence dans l'économie sociale; et, dans notre étroite sphère, nous nous sommes appliqué à des rapprochements. Lorsque, en 1862, pour nos modestes services, le g*énéral marquis de Lawœstine, au nom de l'Empereur, a placé sur notre poitrine la croix d'honneur, nous avons senti une reconnaissance vraie et nous avons été fier

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