SUR CES
Suivant la méthode adoptée à la fin du volume précédent, l'éditeur donne à la fin de celui-ci un aperçu des appréciations nouvelles sur cet ouvrage parvenues à sa connaissance depuis la publication du troisième volume :
Le journal l'Union, 20 mars 1872, 28 mai, 18 juin, 8 et 12 juillet 1873; le». Débats, 7 avril 1872; VOpinion nationale, 22 avril 1872; le Moniteur universel, 23 avril 1872 ; le Re'veil de la province (Tulle), 25 et 30 avril 1872 ; la France, 29 avril 1872 ; laGazette de France, 3 mai 1872 ; la Revue britannique, livraison de mai 1872, article de M.Sachot; la Revue bibliographique universelle, livraison de mai 1872 ; la Revue de Gascogne, livraison de mai 1872; le Figaro, 11 mai 1872; le Périgord, 2 juin 1872; la Dordogne, b juin 1872; le Constitutionnel, 11 juin 1874; le Nord (Bruxelles), 12 juin 1872 ; la Décentralisation (Lyon), 15 juin 1872; la Revue des questions historiques, livraison de juillet 1872; la Bibliographie catholique, livraison d'octobre et novembre 1872; la. Discussion (Limoges), 21 avril 1873, le Courrier du Bernj, 2 juin 1873.
A quelques-uns de ces articles, nous empruntons les citations suivantes :
Les DÉBATS, 7 avril 1872; article de M. Dottain:
« Ce que l'ouvrage de M. de Cosnac nous offre de nouveau, ce n'est pas tant les lettres et documents qu'il a pu exhumer des bibliothèques publiques, que la manière originale et vraie en même temps dont il a exposé l'histoire de la Fronde, en étendant le champ où se mouvaient les acteurs grands et petits de ce drame historique que M. Michelet, usant d'une expression plus pittoresque qu'elle n'est exacte appelle « Une vive échappée d'écoliers entre deux maîtres sévères, Richelieu et Louis XIV. » Ce n'est assurément pas l'auteur du livre
47i APPRÉCIATIONS DIVERSES
que nous examinons qui accepterait ce jugement un peu dédaigneux. »....
Le Mo.MTEtR Universel, 23 avril 1872; article de M. Eugène Asse :
« M. de Cosnac est un de ceux qui ont le mieux servi cette justice historique (L'équité pour la France d'autrefois), par la publication de ces Mémoires de Cosnac, l'archevêque d'Aix, son grand oncle, l'une des œuvres qui honorent le plus la Société de l'histoire de France, et maintenant par celle de ces Souvenirs du règne de Louis XIV, dont le troisième volume vient de paraître. Après avoir vécu longtemps au milieu des documents de cette glorieuse époque, après avoir fouillé les archives particulières de plusieurs familles du midi de la France, celles de la ville de Bordeaux, du Ministère de la guerre, les manuscrits de la Bibliothèque nationale, et s'être fait ainsi le contemporain du grand siècle, M. le comte de Cosnac a eu l'heureuse idée de mettre en œuvre cette masse de documents dans un récit suivi qu'il avait plus que personne le droit d'appeler des souvenirs ; car s'ils ne sont pas proprement les siens, ils sont bien certainement et bien légitimement ceux des Turenne, des Condé, des Conti, d'autres encore, tels que le baron de Courtalin-Montmorency, le marquis de la Roche- Posay, le marquis de Paulmy, le comte d'Harcourt, le marquis du Plessis-Bellière.le marquis de Montausier, madame de Rochefort, dont les nombreuses lettres inédites sont les témoignages personnels et quelquefois même les confidences intimes. »....
Revue bibliographique universelle, livraison de mai 1872, article de M. Tamisey de Larroque :
a Le troisième volume des Souvenirs du règne de Louis XIV n'est pas moins intéressant que les deux premiers. L'auteur, après avoir présenté de judicieuses considérations politiques, raconte avec un grand agrément de style ce qui se passa de plus remarquable en Poitou, en Saintonge, en Guyenne, pendant le printemps et l'été de
l'année 1G52 M. de Cosnac nous donne, grâce à ses recherches
prolongées dans les manuscrits des Archives nationales, de la bibliothèque de la rue de Richelieu, du dépôt de la guerre, des renseignements nouveaux sur les troubles bordelais, et notamment sur cette dangereuse association qui portait le nom d'Ormée, laquelle avait à sa tête un médiocre avocat Vilars — hélas ! la race de ces avocats n'est pas éteinte! — et un ancien boucher l'ignoble Dureteste, association si bien jugée par l'auteur en ces lignes énergiques (suit une citation
de la p. 167) M. de Cosnac est le mieux informé de tous les guides,
comme le prouvent du reste les nombreux et excellents documents (les uns déjà imprimés, mais devenus rares, les autres inédits! qu'il analyse ou reproduit presque à chaque page, sans compter tous ceux qu'il groupe à l'appendice. Espérons que les deux volumes qui doivent compléter la première série des Souvenirs du règne de Louis XIV ne tarderont pas à paraître, et soyons sûrs d'avance qu'ils nous four^
Diront l'occasion de féliciter encore le consciencieux ot spirituel historien. »
Le Figaro, 11 mai 1872; article de M. Francis Magnard :
« M. le comte de Cosnac vient de faire paraître le troisième volume de ses Souvenirs du règne de Louis XIV, très-remarques et bourrés de pièces curieuses. M. de Cosnac à qui l'on doit la publication des Mémoires de son arrière-grand-oncle, Daniel de Cosnac, a vécu pour ainsi dire dans l'intimité des hommes du grand siècle, et ses Souvenirs sous leur titre modeste, ne sont autre chose qu'une histoire très-complète de la Fronde. »
Le PÉRiGORD, 2 juin 1872 ; article de M. Landrol :
« A notre époque si profondément troublée, alors qu'au sein de la société française et de toutes les sociétés européennes les passions politiques sont attisées par le souffle ardent des convoitises populaires qui épouvantent les uns, enhardissent les autres et portent le désordre dans toutes les classes, il est bon, il est salutaire d'étudier les époques analogues et les leçons qu'elles nous offrent. Bossuet a dit : « Quand l'histoire serait inutile aux autres hommes, il faudrait la faire lire aux princes. » Aujourd'hui que le suffrage universel a déplacé la souveraineté, il est permis de modifier la parole de l'évoque de Meaux et de dire : Quand l'histoire serait inutile aux princes, il faudrait la faire lire aux peuples. . . Nous emprunterons quelques considérations très-élevées sur ce sujet à M. le comte de Cosnac, l'auteur de l'excellent livre que nous signalons à l'attention des lecteurs sérieux, de tous ceux qui cultivent cette véritable et unique science devinatoire dont les secrets se trouvent dans les annales du temps passé (suivent des citations).
M. de Cosnac nous donne une histoire entièrement nouvelle de la Fronde, il nous la montre telle qu'elle fut, et bien différente de cette Fronde de convention telle que l'ont faite les historiens. Le lecteur est tout surpris de voir que ce mouvement d'apparence si frivole, où tout « finissait par des chansons, » n'était en réalité rien moins, dans ses aspirations et dans ses efforts, qu'une tentative très-sérieuse pour établir chez nous le régime constitutionnel et représentatif. »....
Le Nord (Bruxelles), 12 juin 1872; article de M. de Barthélémy :
« Le troisième volume des Souvenirs du règne de Louis XIV, par le comte de Cosnac, vient de paraître. Deux années au moins ont suspendu cette intéressante publication, que nous voyons continuer avec un grand plaisir C'est une histoire composée dans le genre des mémoires, avec beaucoup d'érudition, beaucoup de talent à. tous les points
de vue et une grande fidélité historique Le volume s'ouvre par
l'étude d'une tentative très-sérieuse et peu connue de la noblesse de Poitou, plus ou moins soutenue par le clergé et la bourgeoisie, pour doimer à la Fronde un dénoûment pacifique et en môme temps bien-