APPRÉCIATIONS DIVERSES
faisant en obtenant la concession d'institutions représentatives. Nous lisons ensuite un travail sur une faction populaire, révolutionnaire, existant à Bordeaux, dont les principes et les procédés ne différaient pas de ceux des communards de notre temps : ses membres avaient déjà dressé un plan d'incendie général pour Bordeaux. La troisième partie de ce livre se compose d'un ensemble de documents
presque tous inédits, sur divers épisodes de cette période Tout
son livre est plein de faits curieux et mérite les plus grands éloges, d
La DÉCENTRALISATION (Lyou) , 15 juin 1872 :
« Ce qui distingue encore particulièrement ce troisième volume comme nouveautés historiques, consiste dans un récit circonstancié des troubles populaires de Bordeaux pendant la Fronde et dans un exposé complet d'une tentative de la noblesse de province pour tâcher de terminer la Fronde par l'organisation régulière d'un gouvernement représentatif. Les historiens, préoccupés surtout des prétentions politiques du parlement de Paris, ont négligé l'étude de ces aspirations qui plaçaient avec plus de logique la question débattue sur un terrain bien autrement large et fécond. »....
Bevce des questions historiques, livraison de juillet 1872; article de M. Georges Gandy :
« M. le comte de Cosnac continue dans ce troisième volume sa trèsintéressante étude sur la Fronde. Avant de poursuivre ses récits, il jette un coup d'œil sur le rôle de la noblesse en France, où il la mon- . tre, contrairement à l'opinion si généralement admise, nationale et dévouée aux libertés publiques dans les états généraux, abandonnant peu à peu ses privilèges et n'en conservant au wiii* siècle que ce qu'il fallait pour les rendre impopulaires, parce qu'ils n'étaient plus en harmonie avec ses anciens services. Il nous fait voir en même temps la bourgeoisie grandissant à côté de la noblesse, cumulant les privilèges, prenant des fiefs en roture, manifestant contre les ordres supérieurs un antagonisme d'autant plus ardent qu'à mesure que sa condition sociale s'élevait, elle sentait son ambition s'accroître dans la môme proportion que son esprit libéral faiblissait sous l'influence d'une mesquine jalousie. »....
La DISCUSSION (Limoges), 21 avril 1873 :
« Ce qui distingue encore le troisième volume comme nouveautés historiques consiste dans la tentative qui fut faite de transférer à Limoges le parlement de Bordeaux. »....
Courrier du Berry, 2 juin 1873 :
« Un épisode enfin qui intéresse notre province du Berry est le récit de la destruction, en 1651, de la grosse tour de Bourges, après l'entrée du roi et la fuite du prince de Conti au château de Montrond où il conduisit prisonnier Claude Biet, maire de Bourges. »....
SUR CES SOUVENIRS DU RÈGNE DE LOUIS XtV. 477 Union, articles de M. Marius Sepet :
28 mai 1873.
« C'est, il faut le reconnaître à son goût évident pour les antiquités nobiliaires et à l'étude assidue qu'il en a faite, que M. le comte de Cosnac a dû de pouvoir démêler, avec une rare sûreté de main, l'écheveau embrouillé des parentés entre les familles qui figurent dans
ses récits Il a trouvé, notamment dans l'histoire de maisons alliées
à la sienne, l'occasion d'épisodes d'un intérêt à la fois historique et romanesque, et de descriptions très-réussies. Je citerai, par exemple, l'histoire de la vicomte de Turenne, passée de maison en maison jusqu'à la famille des La Tour d'Auvergne qui eut le duché de Bouillon, et dont sortit le grand Turenne
« L'histoire faite sur pièces et sur pièces inédites, comme la comprend M. de Cosnac, mérite toujours à mon sens les remerciements de la critique, surtout quand les documents sont mis en aussi grande abondance sous les yeux mômes du lecteur, et que l'auteur le fait ainsi pleinement profiter de ses découvertes. La récompense de cet amour de- la recherche et de ce soin consciencieux, c'est qu'on ne pourra plus travailler sur la Fronde, je dis sérieusement et honnêtement, sans se servir du livre de M. de Cosnac et sans le citer. »....
12 juillet 1872.
o 11 y a en lui (M. de Cosnac) un artiste au service d'un érudit pour illustrer ses recherches et les rendres agréables aux gens du goût et aux hommes du monde. Ce mot d'artiste exprime bien ma pensée ; l'auteur des Souvetiirs me paraît un habile distributeur de scènes et de personnages, d'ombre et de lumière, et de couleurs. Il ne veut pas seulement faire comprendre, il veut faire voir ce qu'il raconte", il s'adresse à l'imagination en même temps qu'à l'intelligence. »....