‹ Souvenirs du règne de Louis 14 (volume 4)Chapitre 8 sur 29 · HT · texte numérisé non relu

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m'empescher de supplier Vostre Eminence par un exprez dé faire réflexion sur Testât présent de cette place et sur la nécessité qu'il y a d'en assister la garnison. Elle auroit déjà esté capable de prendre quelque résolution bizearre si le filz du comte de Cerny, contre les ordres de son père^ ne lui avoit redonné M. de Charlevois , comme Vostre Eminence aura sceu, et cette garnison ne le seroit pas moins à Tadvenir si elle se voyoit abandonnée de la Cour dans les persécutions que l'on luy fait de tous les endroitz d'où elle est puissamment recherchée. Pour moy, Monseigneur, à qui ma bonne fortune a donné l'avantage de l'avoir conservée au Roy jusqu'à présent, quand j'y auray épuisé tout le crédit que j'ay sur la bourse de mes amis que j'employe présentement pour cet effet, j'auray la conscience en repos de n'y avoir rien oublié ; mais en mesme temps un regret doublement sensible de voir mes effortz inutilz s'ilz ne sont secondez par ceux de la Cour et de Vostre Eminence. Cependant, comme ledit sieur Charlevois témoigne par une lettre que j'ay receue de luy d'avoir plus de confiance en moy qu'à tout autre et que Vostre Eminence n'en doit pas moins prendre à ma fidélité, j'ay d'aulant plus d'impatience d'estre auprès d'elle que je ne m'y trouveray pas inutille à sa satisfaction en ce qui regarde l'établissement pour lequel elle a

quelque visée. Je croy que Vostre Eniinence jugera opportun de renvoyer à Brisac les deux officiers de la garnison qui ont esté arrestez à la Cour et que cette grâce pourra produire de fort bons effetz au service du Roy et à la satisfaction de Vostre Eminence, au lieu que le contraire en pourroit peut estre causer de fort dangereux. Le zèle que j'ay pour le service du Roy m'oblige d'en parler ainsy à Vostre Eminence et celuy que j'ay pour son service particulier m'oblige à demeurer toute ma vie,

« Monseigneur,

ce De Vostre Eminence le très humble, très obéissant, très fidelle et très obligé serviteur.

« Harcourt.

« Marmande, le 9 mai 1652. »

Le comte d'Harcourt ne dissimule plus qu'il est le maître véritable de Brisach ; mais il attribue à sa conduite le mérite d'être la cause de la conservation de cette place sous l'autorité du roi. Le seul côté fâcheux qu'il accuse, coté tout personnel, est la nécessité dans laquelle il est placé d'assister la garnison de son argent ; il est obligé de puiser dans la bourse de ses amis. Fort de sa possession, il insiste avec une vivacité d'autant plus grande pour la délivrance des deux officiers

de la garnison arrêtés par ordre de la cour. Il essaye enfin de tenter Mazarin par son côté faible, en voulant le persuader que s'il lui donne l'autorisation de se rendre à la cour, son voyage sera de nature à donner satisfaction à quelqu'une de ses ambitieuses visées, le mariage d'une nièce probablement.

De retour dans Brisach, Charlevoix publia, sur sa détention et sur sa délivrance, un manifeste en six feuilles, dont nous extrayons le passage suivant* :

De Brissac, le 20 may 1 652.

« L'arrivée de M. de Charlevois dans Brisach a tellement raffermy le service du Roy dans la place, qu'il ne se peut rien adjouster au zèle que tous les officiers et soldats tesmoignent pour vivre et mourir fidèles à Sa Majesté sous la protection de Monseigneur le comte d'Harcourt, disans ne pouvoir prendre créance dans ce temps à aucun autre et personne ne pouvant désapprouver leur choix, puisque toute l'Europe cognoist la fidélité de ce prince pour le service de Sa Majesté, et que ledit sieur de Charlevois et ses officiers ne peuvent se confier à M. le cardinal Mazarin , tant pour estre chargé de la haine publique en France

* Dociiment inédit, Archives du Ministère de la guerre, vol. 133.

qu'ils attireroient par là aussy sur eux, que parce que le sieur Scyron, envoyé de sa part, les a trahis et trompez en mesme temps qu'il leur promettoit la protection du Roy et l'amitié dudit seigneur cardinal. »

Charlevoix, dans son manifeste, ne sépare pas la possibilité de la conservation de Brisach sous l'autorité du roi, de la nécessité du gouvernement de la place donné au comte d'Harcourt. Seulement, dans son ardente animosité contre le cardinal Mazarin, il se laisse trop entraîner à une explosion publique des sentiments qui l'animent, en accusant devant tous la mauvaise foi du cardinal ; en disant que la haine générale dont il est chargé ne peut que rejaillir sur ceux qui s'allient au ministre. Ce manifeste, porté à la connaissance du cardinal pendant les négociations entamées par le comte d'Harcourt, arrivait mal à propos pour favoriser leur réussite. Charlevoix devait à ses yeux passer pour traduire la véritable pensée du comte, pendant que celui-ci ne cessait dans sa correspondance de protester de son dévouement. Si Charlevoix se fût moins pressé et si les distances lui eussent mieux permis de se concerter avec le comte d'Harcourt, il n'est guère douteux que la diplomatie du comte lui eût fait modifier les termes de son manifeste.

Depuis que le comte d'Harcourt possède en

mains les clefs de Brisach, le ton de sa correspondance, auparavant plus suppliant qu'impérieux, change complètement; le reproche amer, le sarcasme, la résistance peu déguisée aux ordres reçus se pressent sous sa plume et se révèlent dans ses actes. Cette lettre adressée à le Tellier montre la différence * :

« Monsieur,

a La bonne nouvelle que vous avez eu agréable de nous faire sçavoir a esté reçeûe icy avec toute la joye que l'on pou voit espérer d'une armée très zélée et très fidelle au service du Roy, et la part que j'y ay pris en mon particulier vous sera d'autant mieux conneiie que vous aurez veu par la dépesche que M. le chevalier de Trélon s'est chargé de rendre à Son Eminence, l'inquiétude où nous étions de tous les différents bruits qui couroient icy d'une paix désavantageuse à l'autorité royale. Mais, Dieu mercy, nous sommes sortis de ce soin par ces heureux succez dont je souhaite passionnément les suittes avantageuses qui s'en peuvent attendre.

« Nous avons la meilleure volonté du monde

* Nous avons tiré cette lettre inédite des archives du Ministère de la guerre, vol. 133.

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de pousser les affaires de cette province avec la mesme vigueur que nous avons faict jusquicy ; mais je vous ay mandé, Monsieur, par le dernier valet de pied du Roy que je vous ay dépesché, les nécessitez qui nous obligent à demeurer les bras croisez et je vous rediray encore par celle- cy que nous mettons toutes pièces en œuvre pour avoir des munitions et des boulets^ ne se trouvant des derniers qu'avec des peynes incroyables. Nous espérons d'en tirer quelque peu de Toulose par l'adresse de nos amis, n'ayant peu obliger la ville, ny MM. du parlement à nous en assister, quelque bonne volonté qu'ilz témoignent. Je ne sçay pourtant pas encore si la dernière dépesché que nous y avons faite n'aura point quelque favorable succès.

« Cn de mes plus sensibles déplaisirs, sans mentir, est celuy de demeurer sans rien faire; mais il faut que je vous avoue que si aprez les sièges de Xaintes et de Taillebourg, M. de Plessis- Bellière n'avoit pas eu ordre de denieurer en Xaintonge et nous estoit venu joindre avec son artillerie, vous auriez la satisfaction de n'avoir plus que Bourdeaux à réduire, ou qu'il s'en faudroit peu, n'y ayant presque point de ville en cette province qui nous eust résisté si nous eussions eu du canon, avec ce qu'il y a d'infanterie. Je croy que le dessein de Broûage est beaucoup

plus Utile, et le succez plus aizé que n'auroit esté la conqueste de plusieurs villes de cette province qui demeurent impunément rebelles dans l'impuissance où nous sommes de les chastier; mais je ne sçaurois vous celer, Monsieur, que j'ay grand sujet de me plaindie du secret que Ton a gardé envers moy d'un si beau dessein^ ayant donné tant de marques de fidélité et tenant la place que j'occupe en ce pays-cy.

a Nous ferons partir les six régimens de cavalerie que vous demandez ; mais il faut que vous soyez informé, Monsieur, que quoyque l'on vous puisse dire, ils n'ont pas encore receu un sol des assignations qui leur ont esté destinées et qu'il n'y a point d'auctorité assez puissante pour les obliger à partir qu'ils n'ayent touché leur argent. J'avois voulu les engager à se mettre en chemin sur la parole que je leur donnois qu'ils seroient payés en, Quercy ; mais le reste de la cavalerie, craignant que cela ne différast son payement, s'y est opposé formellement et a obligé ce corps à promettre qu'il ne se sépareroit point du sien que l'argent ne fust receu pour estre donné à toute la cavalerie également. Ce ne sera pas sans beaucoup de regret que je me sépareray d'un corps si considérable de tant de braves régimens dont je sçay la valeur et auxquels j'ay d'autant plus de confiance que je les connois tout-à-fait dans les in-

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térêts que j'ay toute ma vie regardez avec plus d'attacbement.

« Au surplus, Monsieur, je suis dans une surprise extrême d'avoir appris qu'il ayt esté envoyé une commission de lieutenant- général au sieur Rose pour commander dans mon gouvernement, sans que j'en aye eu non plus de part que si j'avois autant desservy le Roy que j'ay eu le bonheur de luy rendre des services utiles. J'aurois lieu de croire qu'il y a peu de bonté pour moy à la Cour si elle ne révoquoit pas cette commission, et j'espère sur ce sujet et sur les autres choses dont mes amis auront l'honneur de vous entretenir toutes les marques de i'amityé que vous avez promise à la personne du monde qui est avec autant de reconnoissance et de fidélité, « Monsieur,

« Vostre très humble et très acquis serviteur.

« Harcourt.

« A Marmande, le 24 mai 1652. »

« Les services que le sieur d'Angosse a rendus au Roy dans cette conjoncture par le crédit qu'il a dans son pays et les marques que son fils donne tous les jours dans mon régiment d'une valeur signalée méritent que Sa Majesté reconnoisse l'abbé d'Angosse, son frère, d'une des abbayes vacantes

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par la mort de M' Tévesque d'Oleron qui sont situées en Béarn; le revenu n'en est pas si considérable qu'il puisse donner envie à plusieurs prélendans. L'une desdites abbayes se nomme Du Lac et l'autre La Sauvelade. Je vous suplie, Monsieur, d'en vouloir parler à Son Eminence et de croire que je vous seray aussi redevable de cette faveur que si je la recevois pour ma famille, ayant une estime toute particulière pour ce gentilhomme. »

Les félicitations que le général a commencé par adresser au ministre sur l'heureux succès des armes du roi font évidemment allusion à la surprise de l'armée des princes sous les murs d'Étampes par le maréchal de Turenne*. Passant ensuite aux affaires de son armée, il assure que si, après la prise de Saintes et de Taillebourg, ordre eût été donné au marquis du Plessis-Bellière de venir le rejoindre avec son artillerie, toutes les villes de la Guyenne seraient soumises et Bordeaux resterait seul à réduire; mais je crois le dessein de Brouage plus utile, dit le comte avec une évidente ironie; il se plaint en outre qu'on lui ait caché le projet de s'emparer de cette place ; ensuite , lorsqu'il se déclare prêt à obéir pour l'envoi des six régiments de cavalerie, mais impuis- < Voyez tome 11^ chapitre xiv.

sant à le faire, on comprend qu'il n'est pas précisément étranger à la résistance de ces régiments, auxquels s'est joint le reste de la cavalerie ; il expose leur refus avec calme et le représente comme un acte tout naturel qui ne doit pas surprendre; enfin, ce n'est pas sans quelque hauteur qu'il réclame la révocation de la commission de lieutenant-général dans son gouvernement d'Alsace donné au sieur Roze à son insu. Cette dernière goutte tombée dans ie vase rempli d'amertumes est bien près de le faire déborder.

La situation se tend chaque jour davantage entre le général et la cour.

La lettre suivante^ plus grave dans la forme, est un exposé envoyé par le comte au ministre Le Tellier de la situation générale : refus des fournisseurs d'exécuter leurs marchés, parce que les assignations qu'ils ont reçues sur diverses branches des revenus royaux ne sont pas payées; union des divers corps de cavalerie pour s'opposer au départ des six régiments, si les deux mille écus promis par compagnie ne leur sont pas remis; munitions de guerre insuffisantes; mauvais vouloir pour secourir l'armée manifesté par les habitants de Toulouse fort enclins au parti de la Fronde * :

* Nous avons tiré cette lettre inédite des Archives du Ministère de la guerre, vol. 133.

« Monsieur,

« Nous venons d'apprendre par M. le président de Pontac au retour d'un petit voyage que nous l'avions prié de faire à Agen sur toutes les nécessitez piessantes de cette armée, dont je vous ay informé par deux de mes^ précédentes dépesches, que les munitionnaires qui ont trailé avec luy n'ayant peu recevoir que sept mil livres d'une beaucoup plus grande somme qui leur a esté assignée et ayant fait déjà des avances pour plus de vingt mil escus, ils nous font craindre de ne pas continuer (avant mesme d'avoir commencé) si on ne tient la parole que l'on leur a donnée, et je suis obligé de vous dire que c'estoit pourtant une des meilleures assignations que M. de Tracy leur avoit peu donner. Par là vous pouvez juger, si les fonds destinez pour le payement des troupes leur peut estre si tost payé que nous espérions, et puisque je me trouve sur cette matière, je ne sçaurois vous celer. Monsieur, que nous avons eu toutes les peines imaginables d'empescher ces jours passez l'union que tout le corps de la cavalerie vouloit signer de ne se point séparer qu'il n'ayt touché les deux mil escus par compagnie qui ont esté promis; et, si je ne leur avois flônné ma parole, j'aurois eu ce déplaisir

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dont je ne suis pas encore tout à fait hors d'inquiétude.

« Mais pour revenir à ce qui nous empesche de poursuivre nos conquestes et vous rendre compte de l'estat présent de notre artillerie, nous trouverrions dans les villes voisines asses de canon prest à servir; mais quelque soin que M. le président de Pontac aye pris jusqu'à présent, il n'a peu faire trouver sur son crédit que deux milliers de poudre, trois milliers de plomb et autant de mesches, qui pourront arriver dans quelques jours de Montauban, et environ deux cent cinquante boulets.

(( Nous ne devons attendre en manière quelconque que MM. de Toulouse fassent la moindre avance de bonne volonté, et nous espérions, ces jours passez, que nous pourrions en tirer nos nécessitez sur le crédit de nos amis; mais j'ai appris par M. de Pontac que^ sans argent comptant, il n'y a rien à espérer. Âinsy, il faut prendre de nouvelles mesures et par conséquent perdre beaucoup de temps qui nous est fort précieux dans cette conjoncture ; et, si l'on vous informe fidellement de ce qui se passe à Toulose, vous sçaurez sans doute, Monsieur, que la Fronde y est beaucoup plus escoutée qu'il ne seroit à souhaitter.

« Il n'y a point de soin et de diligence que

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nous n'aportions à presser les levées des taxes qui doivent servir au payement des troupes pour destascher au plutost celles que vous souhaitez. Mais je suis obligé de vous dire que nous n'avons pas présentement au delà de quinse cents vedettes en estât de servir, et, pour une preuve que je n'adjoute rien à cette première vérité, je vous envoye ce que tous nos officiers généraux ont signé sur ce sujet afin que vous sachiez en quel estât nous serons quand nous aurons séparé un corps de plus de sept centz maistres. Je ne sçay si on flatte la Cour sur la force des ennemis ; mais je sçay de science certaine qu'ilz n'en ont pas moins que nous et que nous n'avons que l'avantage que la réputation des vainqueurs donne sur les vaincus, qui n'est pas un fondement si solide que nous devions espérer de conserver ce que nous avons acquis aprez une si notable diminution.

« Les services que le sieur de Cous, premier consul de Condom, gentilhomme de mérite, a rendus au Roy à la réduction de cette ville à son obéissance à laquelle il a contribué notablement, m'ont obligé à luy donner commission pour y commander et dans un petit lieu fermé qui est aux portes de cette ville qui s'appelle la Rassingle, et, comme c'est une personne de qualité, il me semble que la Cour ne sçauroit faire un plus digne choix pour les provisions de ce gouverne*

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ment, si elle juge, comme je croy important, qu'il y ayt dans ce lieu là une personne d'autorité pour le conserver dans l'obéissance et qu'il est bien plus du service de Sa Majesté de confirmer ce que j'ay faict en cette province que de le révoquer. Je suis avec une passion toute particulière,

« Monsieur,

a Vostre très humble et très fidelle serviteur ,

« Harcourt.

« A Aymet, le 28 may 1 6o2. »

Le comte d'Harcourt parle dans sa lettre d'une délibération des officiers généraux par lui provoquée pour constater la faiblesse numérique de son armée; le texte de cette délibération prise en conseil deux jours auparavant, est celui-ci* :

Délibération du Conseil de guerre tenu à P armée de Guienne^ le 26 mai i652.

(t Monsieur le comte de Harcourt estant arrivé à Aymet, le 25 may i65.2, et ayant fait assembler le lendemain le Conseil de guerre pour pourvoir aux choses nécessaires à la seureté des quartiers,

^ Nous avons tiré ce document inédit des Archives du Ministère de la guerre, vol 133i

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il il esté résolu d'ordonner une garde de cent maistres pour celuy du Roy ; laquelle n'a peu estre qu'en detaschant un homme par compagnie, la pluspart estant si affoiblies que tous Messieurs les officiers généraux demeurent d'accord qu'il ne reste pas quinze cens vedettes dans tout le corps de la cavalerie, sans comprendre celle de M. de Sî-Luc ; en témoignage de quoy jls ont tous signé la présente; à Aymet, le xxG*' may i652.

« Henry de Lorraine, comte d*HARCouRT.

rt François de Lorraine, comte de Lislebonne.

« Saint-Abre.

« Le Chevalier d'Aubeterre.

« Jarnac.

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