‹ Souvenirs du règne de Louis XIV (volume 3)Chapitre 51 sur 90 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Tentative du prince de Condé pour rattacher à sa cause le parlement de Paris. — Lettre de ce prince au parlement.— Arrêt de prise de corps contre le duc de Nemours. — Tentative du coadjuteur pour former un tiers parti ayant à sa tète le duc d'Orléans. — Conférence au Luxembourg à ce sujet. — Refus du duc d'Orléans. — Diverses démarches du prince de Condé pour faire tourner les événements à son seul avantage. — Traité d'alliance signé entre le duc d'Orléans et le prince de Condé. — (]e traité devient le point de départ d'une situation nouvelle. — Refroidissement entre le duc d'Orléans et le [)arlement qui rend des arrêts opposés aux vues de ce prince. — Promotion du coadjuteur au cardinalat, malgré les démarches contraires de la cour de France. — Désappointement du baillv de Valencav. — La reine t?t le cardinal Mazarin dissimulent leur mécontentement. — La popularité du coadjuteur est compromise par sa promotion. — Son courage le sauve du péril d'une émeute formée contre lui. — ï^ vioh*nce de l'opinion déchaînée contre le retour du cardinal Mazarin suscite de nouveaux pamphlets. — Singulière mani- IL K

tVstation du clorffé de France coiilre la mise à prix de la tète

du cardinal Mazarin.

Depuis le commencement de Tannée i652, nous avons suivi les phases militaires de la Fronde dans la campagne d'hiver de T-Vunis, de la Saintonge , du Poitou , de l'Angoumois et de la (iuvenne ; nous allons remonter au mois de janvier de cette même année, pour reprendre à Paris le coiu's parallèle des événements .

Nous savons quelle vive impression avait produite la rentrée en France du cardinal Mazarin sur le pays tout entier, et particulièrement sur le parlement de Paris. Ce corps judiciaire avait rendu contre le ministre favori les arrêts les plus énergiques, les plus violents même, puisqu'ils étaient allés jusqu'à mettre sa tête à prix ; mais ces arrêts étaient tombés impuissants, foulés sous les pas du ministre qui, environné d'une armée, rejoignait la cour à Poitiers. Le prince de Condé crut le moment favorable pour ramener le parlement de Paris à la défense de sa propre cause , et lui écrivit cette lettre :

a Messieurs,

« Vous connoissez à cette heure que Tempres- S(*ment de mes ennemis pour vous obliger à vé-

rifier une déclaration contre moi, n'étoit qu'un moyen de me décrier dans la France, et, par là, de faciliter le retour du cardinal Mazarin. Les véritables sujets que j'ai eus de prendre les armes sont maintenant justifiés, et, sans doute, votre compagnie ne fera pas paroître moins d(î zèle que par le passé pour cliasser cet ennemi public et ses troupes, et pour procurer à la chrétienté une paix générale qui lui est si nécessaire. J'ai chargé le sieur de La Salle de vous exphquer mes pensées sur tout ceci et de vous offrir ma personne et tout ce qui dépendra de moi pour contribuer à deux desseins si honorables à votre compaguie et si utiles à l'État. Je vous prie de lui ajouter entière créance, et de croire que je suis, Messieurs, votre très-humble et très-affectionné serviteur,

« Louis de Bourbon. »

« Du camp tle Brisnnhourjr, 4 janvier H»o:2. »

Le lieu d'où cette lettre est datée prouve qu'elle fut écrite au moment où le prince méditait sur f ]hef-Boutonne , certainement pour enlever le jeune roi *, la marche qui fut déconcertée par le comte d'Hârcourt.

Il paraissait probable que le parlement de Pa-

* Vuy. ti I, p. 3(»1 et siiiv.

ris, engagé comme il Tétait, accepterait l'alliance proposée; mais la fatalité pesait alors sur le prince de Condé; ses. armes et ses négociations devaient être frappées à la- fois du même insuccès.

Le parlement se jetait volontiers dans l'opposition, et même dans la plus excessive, mais à une condition qui h; préoccupait plus particulièrement, non sans raison, à son point de vue de corps judiciaire, à la condition de ne pas sortir de la légalité, ou, quand il en sortait, de ne s'en éloigner que le moins possible. Le maintien des lois était sa raison d'être, leur observation faisait sa force ; il ne voulait pas s'écarter de cette observation par esprit de droiture, on n'en saurait douter, bien que l'habileté et la prudence' fussent en cette occurrence d'accord avec la droiture. Ses arrêts contre le cardinal ne pouvaient en rien le compromettre ; ils étaient basés sur les promesses authentiques et solennelles d'une déclaration rendue par le jeune roi lui-même aussitôt après la reconnaissance de sa majorité. Quelle que fut la connivence non douteuse de la cour avec le cardinal, aucime déclaration nouvelle n'étant venue révoquer la première , le retour du ministre exilé pouvait être considéré comme une sorte d'invasion armée pour s'emparer de la personne du roi et du pouvoir.

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Pour se maintenir dans ces limites, malgré les efforts de quelques conseillers, le parlement repoussa les offres du prince de Condé par cette déclaration de principes, « Que les compagnies avaient droit de résister aux volontés des rois par remontrances, supplications et autres voies d'honneur, mais non par les armes et par la violence. » Tout ce que La Salle, porteur de la lettre, put obtenir, fut qu'il serait sursis à l'exécution de la déclaration portée contre le prince de Condé jusqu'à l'expulsion du cardinal Mazarin.

La nécessité d'être conséquent dans la ligne d'opposition exclusivement légale qu'il s'était tracée, obligea le parlement, dans le même temps qu'il rendait des arrêts contre le cardinal Mazarin, d'en rendre d'autres pour interdire les levées de troupes en tout autre nom qu'au nom du roi, et de décréter de prise de corps le duc de Nemours, lorsque ce prince, après avoir quitté la Saintonge, traversa Paris pour aller en Flandre chercher les vieilles troupes du prince de (londé. Enfui, dans l'espoir qu'une démonstration ferme, mais respectueuse et soumise , détournerait la reine de ses projets, il avait envoyé à Poitiers le président de Hellièvreavcc d'autres députés, pour adresser d'humbles remontrances contre le retour du cardinal. Cette démarche fut plus qu'une maladresse au point de vue de la politique du

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parlement, parce que la réponse qu'il reçut ne lui permit plus, comme par le passé, de s armer des volontés royales elles-mêmes. En présence du jeune roi et de sa mère, le garde des sceaux Mole adressa ces mots à la députation : a Que quand le parlement avoit donné ses derniers arrêts, il n'avoit pas su sans doute que M. le cardinal Mazarin n'avoit fait aucune levée de gens de guerre que par les ordres exprès de Sa Majesté, qu'il lui avoit été commandé d'entrer on France et d'y amener ses troupes; et qu'ainsi le roi ne trouvoit pas mauvais ce que la compagnie avoit fait jusqu'à ce jour; mais qu'il ne doutoit pas aussi que, quand elle auroit appris le déhiil dont il venoit de l'informer, et su de plus que le cardinal Mazarin ne demandoit que le moyen de se justifier, elle ne donnât à tous ses peuples l'exemple de l'obéissance qu'ils lui dévoient*. » Cette réponse, rapportée à Paris au parlement le 24 janvier, contenait un manque de parole exempt de tout déguisement aux plus solennels engagements; mais elle plaçait les magistrats dans une situation plus difficile. Le parlement prononça néanmoins un arrêt contenant d'itératives remontrances contre le retour du cardinal. En rendant cet arrêt, il ne pouvait demeu-

* Mémoires du cardinal de Retz,

rer désormais dans la légalité qu'en se soumettant, sur le refus de la cour d y obtempérer.

A dater de ce moment, à son grand préjudice et au grand avantage de la cour, le parlement se trouva rejeté, par les conséquences de sa fausse démarche, à côté de la route aplanie qu'il aimait, pour marcher à son but par des chemins de traverse, quels qu'eussent été ses constants efforts pour rentrer dans sa pemière voie.

Cette situation nouvelle du parlement donnait ouverture à la formation d'un tiers parti auquel de grandes chances de succès pouvaient être assurées. Il ne fallait qu'un chef pour la direction; celui-ci paraissait ne pas devoir être difficile à trouver. La maison de Bourbon offrait un prince que la nature semblait avoir façonné exprès pour ce rôle destiné à réunir les avantages de créer une force considérable, et celui fort appréciable à ses yeux de placer l'acteur au premier plan, sans lui faire courir les mêmes risques que dans aucune autre combinaison. Le lecteur a déjà nommé le duc d'Orléans.

La crainte de se compromettre, qui caractérise c(» prin(M» mêlé à tous les mouvements politiques, dont il prétendait recueillir les fruits sans en braver les périls , se trouve exprimée d'une manière saisissante dans une conversation qu'il eut un jour avec le coadjuteur pour savoir s'il donnerait à

ses troupes Tordre d'agir : « Si vous étiez né fils de France, infant d'Espagne, roi de Hongrie ou prince de Galles, vous ne me parleriez pas comme vous faites. Sachez que nous autres princes, nous ne comptons les paroles pour rien, mais que nous n'oublions jamais les actions. La reine ne se ressouviendroit pas demain à midi de mes déclamations contre le cardinal , si je le voulois souffrir demain au matin. Si mes troupes tirent un coup de mousquet, elle ne me le pardonnera pas quoi que je puisse faire, d'ici à deux mille

ans *. »

Le coadjuteur avait sans peine entrevu que nulle situation plus avantageuse que celle de chef d'un tiers parti ne pouvait convenir à ce prince ; il lui proposa de la prendre.

Le président de Bellièvre et le coadjuteur, réunis dans le cabinet des livres au palais du Luxembourg ,. causaient des difficultés du moment et faisaient envisager à Gaston qu'il dépendait de sa conduite de les maîtriser. Le coadjuteur offrit, pour mieux préciser le choix sur les partis , de les mettre par écrit en développant les considérations diverses pour ou contre leur adoption. L'offre fut acceptée, et, au bout de deux heures, il remettait au prince son travail, duquel il ré-

* Mémoires du cardinal de Retz.

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sultait qu'il avait quatre partis à prendre dans les présentes conjonctures * :

Le premier, s'accommoder avec la reine, et, comme conséquence forcée, avec le cardinal Ma-

zarin ;

Le second, s'unir intimement avec M. le prince;

Le troisième, former un tiers parti;

Le quatrième, rester dans l'état présent, c'està-dire flotter entre tous les partis, en s'enlendant tour à tour avec eux.

Le premier parti, (|ui entraînait un accommodement avec le cardinal Mazarin, avait toujours été exclu de toute délibération par le prince luimême, comme contraire à sa dignité et à sa sûreté. Le second avait toujours été repoussé, parce qu'il entraînait une rupture avec le parlement et une suggestion absolue aux volontés du prince de (]ondé. Le troisième parti avait été jusque-là rejeté par le prince, par la raison qu'il obligeait le parlement à sortir de ses formes ordinaires, et par le motif que la force qui résulterait de la formation d'un semblable parti h» rendrait trop danger(»ux pour la royauté (*t pour l'Ktat. Quant au quatrième parti, il était pre*cisément celui qui causait au prince toutes ses peines et toutes ses inquiétudes. Ce dernier parti devant donc être

* Mémoires du cardinal de Retz,

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abandonné sans discussion, restait un choix à faire entre les autres.

Le premier et le second parti étaient trop antipathiques au prince, comme contraires à la dignité et à la sûreté de sa personne, pour adopter Tiin ou l'autre après les avoir tant de fois rejetés. Le troisième parti restait le seul à choisir ; il fallait donc envisager ses inconvénients et ses avantages :

Les premiers sont nombreux ; le duc d'Orléans offensera d'abord tous les partis : la reine, parce qu'il faudra qu'il donne à ses troupes des ordres pour agir d'une manière plus décidée; le parlement, parce que ce corps s'est formellement prononcé contre la marche de l'armée du duc de Nemours, et qu'il faudra qu'il concerte les mouvements de ses propres troupes avec ceux de cette armée ; le prince de Condé, parce qu'il ne lui donnera son concours que sous des réserves qui ne sauraient le satisfaire. En compensation de ces inconvénients, les avantages sont de trois sortes : le premier est d'avoir une profonde sagesse empreinte jusque dans l'apparence, et celleci suffit au commun des hommes; le second, de ne pas mettre sur le premier plan le prince de Condé, mais de ne pas le laisser succomber non plus, parce que sa ruine donnerait trop de force «lu cardinal ; enfin, de n'être pas décisif et de lais-

ser toute latitude pour profiter des incidents ; le troisième, de ne pas renoncer à la qualité de médîateur, de fa rendre nécessaire même dans Tavenîr, et de sauver ainsi le prince, au dénoûment, des conséquences de tous les pas désagréables à la cour qu'il a faits jusqu'ici, et qu'il sera obligé peut-être de faire encore.

Le président de Belliévre approuva sur tous les points les conclusions du coadjuteur en faveur du tiers parti, et les soutint avec force. Le duc d'Orléans les combattit, et, comme il ne croyait qu'à l'intérêt personnel, il fit observer au coadjuteurque cette conduite romprait toutes ses mesures avec la cour et lui ferait perdre le chapeau de cardinal dont il avait la promesse. A cette objection , le coadjuteur répondit par des protestations sur son désintéressement ; il assura que dans les engagements qu'il avait pris vis-à-vis de la reine, sans songer à son proj)re avantage», il s'était toujours réservé de ne pas quitter le service du prince et de lui donner les conseils qu'il croirait les plus conformes à sa gloire, et qu'ainsi Monsieur pouvait même envoyer à la reine le mémoire qu'il venait d'écrire ; qu'au surplus, à l'heure où il pîirlait , il était nommé cardinal, ou ne léserait de longtemps.

Après cette réponse le duc d'Orléans, jetant le mémoire dans le feu de sa clieminée, accabla le

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coadjuteur de protestations d'amitié ; mais il sortit du cabinet des livres sans avoir adopté le conseil qui lui était donné. Ce prince, se mettant en contradiction avec lui-même, va suivre une conduite certainement plus téméraire, mais qui n'assumera pas sur lui la responsabilité d'une direction. Ce fut sans aucun doute à cette responsabilité que sa timidité ne put se résoudre.

Cette conférence à trois, entre le duc d'Orléans, le président de Bellièvre et le coadjuteur de Paris, venait d'être provoquée par" une mission du duc de Damville * , envoyé par la reine pour prier le duc d'Orléans de ne pas joindre les troupes qui portaient son nom à celles du duc de Nemours. Jje duc se refusa à prendre cet engagement ; il avait trop d'antipathie pour le cardinal Mazarin, et redoutait trop les suites de son triomphe, pour vouloir v donner les mains avec tant d'abandon.

Le duc d'Orléans se trouvait avoir repous&é presque au même moment le premier et le trbî-

' François Christophe de Lcvif^-Ventadour, comte de Brion^ duc deDamvillo. Ilavait été frondeur décidé, aussi la courn*avaiten lui qu'une médiocre confiance; mais elle l'employait Tolontiers dans ses négociations avec le duc d'Orléans, sur lequel il pouvait peser par des affinités de caractère. Le cardinal de Retz a tracé , dans ses Mémoires, nn |)laisant récit du timide courage du duc de Damville, à l'occasion de la rencontre auprès de la rivière, à Saint-Cloud, de moines qu'il prit pour des revenants ; il ajoute qu'il avait été deux fois capucin, et faisait un salmiju'ondis perpétuel de dévotion et de péchés.

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sième parti caractérisés dans le mémoire du coadjuteur. Il ne lui restait à clioisir que le second parti ou à persévérer dans le quatrième, qui le jetait dans des anxiétés si vives, qu'elles produisaient surlui Teffet d'une fièvre continue.

Dans ce temps de négociations, les chefs des factions contraires, tout en se combattant, sondaient sans cesse leurs dispositions respectives pour savoir s'ils ne pourraient parvenir à s'entendre, en se taillant chacun leur part de pouvoir ou de fortune aux dépens de certains autres adversaires, ou même de certains amis moins prestes dans l'art des évolutions. Le prince de Condé, si habile pour les manœuvres des champs de bataille, avait des dispositions non moins grandes, mais généralement moinsheureuses,pour ces manœuvres diplomatiques, moins sanglantes, mais certainement moins innocentes; il n'était donc pas le dernier à se jeter dans cette voie de négociations, les unes avouées, les autres secrètes, avec amis ou einiemis. Cet adversaire, en apparence si irréconciliable du cardinal Mazarin, avait fait sous main des ouvertures à la cour, par lescfuelles il se déclarait prêt à couvrir de son approbation la plus entière le rappel du cardinal, pourvu qu'une suffisante carrière fut laissée ouverte à ses prétentions; mais, comme la reine savait par expérience ce que coûtaient l'alliance et

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rexigeant concours de ce prince, que le cardinal n'ignorait pas l'impossibilité d'une entente durable et la nécessité pour l'un ou pour l'autre de céder la place, ces avances n'étaient pas écoutées, froissé d'être rebuté , le prince avait fait violence à ses sentiments pour solliciter l'alliance (lu parlement de Paris , et nous avons vu que, de ce coté, il n'avait pas été plus heureux. Il négocia alors inie troisième alliance, et cette dernière réussit.

Le duc d'Orléans fut l'allié que le prince de (^ondé eut l'adresse d'attacher à sa fortune, et ce résultat ne dut pas être facile à obtenir lorsque l'o;! considère les diverses influences qui agissaient sur Gaston. D'abord, celle de son conseiller, le coadjuteur de Paris, promoteur de la pensée de former un tiers parti, et ennemi personnel du prince de Condé; ensuite, l'ascendant des idées parlementaires. Les allures du parlement convenaient à ce prince , naturellement disert et éloquent; il excellait à se faire écouter dans les séances de ce corps ; parler beaucoup, agir peu, on ne pouvait manquer de s'entendre, et l'on se séparait généralement, de part et d'autre, avec des sentiments réciproques de sympathie. Enfin il avait fallu faire surmonter à Gaston ses sentiments de jalousie contre le prince de Condé, dont la gloire militaire l'offusquait, et auquel

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il reprochait de le laisser toujours au second rang.

Un traité fut conclu entre ces princes, par Tentremise habile de deux négociateurs, munis des pleins pouvoirs du prince de Condé, les comtes de Ficsque et de Gaucourt, Le texte de ce traité resta dans une certaine ombre et fut diversement commenté , car Omcr Talon prétend , dans ses Mémoires, que le duc d'Orléans s'y était réservé, par un article formel , la faculté de continuer à prendre conseil du coadjuteur. Cet article n'existe pas, ainsi que le prouve le texte du traité lui-même que nous ne croyons pas avoir été , jusqu'à ce jour, entièrement connu ni publié par aucun historien*.

AiinCLES et Conditions dont Son vitesse Hojalc et M. le Prince sont com'enus pour l'expulsion du cardinal Mazar in hors du royaume^ en conscquence des déclarations du Roy et des ari^sts du Parlement de France,

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