PREFACE
Une longue pratique du journalisme oie valut, en 1849, rbonneur d'être invité par le prince Louis-Napoléon à soutenir sa politique.
Du fond de ma province, où la Révolution de 1848 m'avait jeté, et où j'avais, dans la presse locale, proposé sa candidature à la présidence de la République, mes sentiments s'étaient fait jour jusqu'à lui, et je me rendis respectueusement à son appel.
J'étais guéri par Texpérience, comme beaucoup d'autres, des espérances qu'avait pu faire naître le régime parlementaire, qui venait encore une fois de s'écrouler, quoique pratiqué par un roi sage et par une bourgeoisie éclairée.
Le besoin générjil d'ordre et de sécurité, qui éclatait de toutes parts, me fit croire que si le suffrage universel faisait alliance avec le principe d'autorité et d'hérédité, et s'il prenait sous son patronage un pouvoir supérieur, libre et dirigeant, un ordre de choses enfin reproduisant. Louis XIV et Napoléon, contrôlés et contenus par la