PRÉFACE
volonté du peuple, cette alliance de la tradition et du progrès serait une force plus capable qu'aucune autre de maîtriser Tébranlement imprimé par la secousse de 1789 à la société moderne.
Ce désir de voir le principe d'autorité adopté par le principe de liberté, et une nouvelle dynastie élevée, comme elles le furent toutes, par le libre choix d'un peuple^ me fit l'auxiliaire convaincu du prince Louis- Napoléôn, pour l'aider à devenir, de député, président de la République, et de président de la République, onipereur.
. Placé par mon rôle de journaliste à côté, mais en dehors du pouvoir officiel; n'ayant jamais eu comme Jacques Coste sous Casimir Périer, ou comme Lingay sous le maréchal Soult, la prétention d'entre-bàiller la porte (}u Conseil des Ministres, mais trouvant grande ouverte, quand il le fallait, la porte du Cabinet du Prince^ je n'ai jamais t)stensiblement participé à aucun acte politique* Néanmoins, j'en ai vu et entendu préparer beaucoup; et, dans la sphère de mon rôle et de l'action qu'il comportait, j'ai, plus d'une fois, connu les causes intimes d'événemepts considérables, dont le public ne voyait que la manifestation extérieure.
C'est comme loyal témoin du Prince, tour à tour, président de la République et empereur; c'est comme conGdent respectueux et fidèle de beaucoup de ses