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glaces bisautées, un lustre élincelant, des toilettes en porcelaine de Japon.
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l^a ville a des rues très régulières, peut-être trop ;
j la plupart sont des quais bordant des canaux assez
larges, comme le canal Galan. Les ports, les squares,
divers monuments publics sont beaux ; mais il y a peu d'animation.
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1 Nous faisons une visite intéressante à des religieuses ; Françaises dont nous avions connu la directrice, en
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1 [Il 1 ^ cliemin de fer. Elle nous dit qu'à Stockolm les riches ^ familles protestantes font élever leurs filles chez les
sœurs catholiques. Les orphelines de l'asile de
Gôleborg nous montrent leurs petits ouvrages ; elles
chantent quelques airs nationaux, très primitifs.
j)lutôt tristes.
Le jardin des plantes TroLhjardsforcninijer a des
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serres splendides. On y voit des fougères de Port
, fj: ..], Natal qui ont 10 mètres de hauteur; les troncs sont
' ' des arbres d'un mètre de circonférence. Les branches
(lu haut retombent comme celles des palmiers. Une
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plante abyssinienne a des feuilles ovales qui ont trois mètres de long et soixante centimètres de large : c'est
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l:i Mnsa faradisia dont les iicivures, aux nuances v<'it tendre, sont d'un effet prodigieux.
Les palmiers de Chine ont 3 moires de haut avec des feuilles de 2 mètres 50 do long. Ces feuilles, très '■■Iranges, sont des espèces de tiges le long desquelles poussent, des deux côtés, d'autres petites feuilles étroites, longues de 15 centimètres. Dans le bas, les grandes feuilles retombent en forme de parasol; dans le haut elles restent toutes droites et font jilumet.
h'Hircus rosn grandis est un arbuste de plus de lieux mètres quia de délicieuses Heurs rouges.
Les voûtes de ces serres merveilleuses sont toutes tapissées de plantes grimpantes ou retombantes parmi lesquelles on remarque la Clcmatis Juckmaiii aux riclies couleurs violettes. De tous côtés s'étalent des lli'iirs bizarres aux parfums asialiqiies, très capiteux.
i->(î vastes pièces d'eau sont recouvertes d'énormes nénuphars roses, bleus et blancs dont le mélange est des plus gracieux. Les plus jolis oiseaux des îles font entendre leurs doux gazouillements, au milieu de cette luxuriante végétation.
Ces serres vraiment magiques qui font mieux com-
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prendre les forêts vioi'ges, les bois sacrés de Tliide, les flores incomparables des pays élrangers pcuvenl être enviées à Gôtehorg par les plus riches capitales. La promenade favorite des habitants de Gôlchonj est Slollshogspark, à vingt minutes de la ville. Ou traverse de longs faubourgs où s'élèvent de nouveaux quartiers avec des constructions artistiques, d'éléganls hôtels qui prouvent la prospérité croissante des négociants uorwégiens. Slottskogsparh est un bois de Boulogne moins artificiel, avec de vraies collines, des eaux très vives. Il y a de vertes pelouses, coupées par d'épais buissons de roses qui alternent avec des massifs plus sauvages. On a une vue superbe sur une ceinture de hautes montagnes.
25 Juillet. — Nous partons pour Vrcderikshawn, sur la Diana. Nous laissons derrière nous les ports, sillonnés par de nombreux petits steamers qui desservent tous les villages environnants. Le long des côtes s'étendent des rocs nus, des îlots plats où se dressent des phares. Parmi les passagers se trouve un guide danois qui revient du cap Nord avec deux jeunes Russes. Ils ont pu faire à Yadsd de magnifiques
liarlics de chasse à la Ijaleiiic. Ils avaient loué un polit steamer à hélice de 25 mètres de long : sur le devant, à la place du beaupré était installé un canon d'acier. On lance l'obus liarpon qui remplace aujourd'hui, sur toutes les côtes de Nonvège, le système primitif du harpon jeté par la main de l'homme. Le monstre est atteint par Fobus à plus de 500 mètres: '' se débat, d'une manière effroyable. Quand on l'cconnaît qu'il agonise, douze marins montent sur ^on dos et le travaillent à coups de bâche. Il y a diverses variétés de baleines; la plus grosse de celles ^liii se pèchent dans le nord de la Norwège est la l»aleine bleue. Elle atteint 32 mètres de long et pèse •00,000 kilos. II y a plusieurs grandes compagnies norwégiennes pour la pèche de la baleine et la 'abrication de l'huile qu'on en retire.
-Nous voyons en pleine mer près de cent navires a l'horizon, sous diverses vodures. Il y en a de l''gers, de gracieux comme des cygnes. On ne reste •pi un quart d'iieure environ, sans apercevoir les '■«tes norwégiennes ou danoises. Notre bateau mal •■onstruit, mal lesté est beaucoup trop haut sur l'eau <'• roule affreusement : plusieurs voyageurs sont