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I liôlesse; à votre départ,, ils gardent la môme altitude 'ndiftérente. Ceci s'explique par la position indépen- 'liinle des hôteliers et des maîtres de stations qui sont loiis dans l'aisance et ne clierclient dans le logemenl l'os voyageurs qu'un supplément de ressources. Mais i''s Xor\v('giens quoique moins cxpansils, moius l'i'odigues de formules polies que les Suédois, ■^'int peut-être [)lus bienveillants et j.liis dévoués.
I.e caractère démocratique se révèle dans la liberté' 'ivec la([uelle le paysan, le guide, le cocher vienneni -souvent s'asseoir à la mémo table que le voyageur. Si !'■ voyageur propose de payer les j-epas du guide ou 'lu cocbei-, ceux-ci acceptent avec une certaine dignité ''I quelquefois ne craignent pas (h' payer, eux-mêmes, "lie bouteille de viu c.rfn'i.
l'-ii recevant son ]iourl)oire, le cocher vous seire '■"l'dialement la main. On serait très mal venu de ^ olVusquer de cette familiarité. 11 y a ici un sentiment ' ''S^'dité-, très puissant, qui domine toutes les ilislinc- '"'"^ PI tous les préjugés.
'■'"S .Xorwégiens, d'ailleurs, sont presque Ions de bonnes uKeurs, ayant au plus haut point la crainte
de Dieu et le respect de la loi, pieux et quelquefois 7uèmc superstitieux.
Il est très rare qu'un voyageur ait à se plaindre d'un aetc de malhonnêteté ou d'incivilité. Mais si le voyageui-, lui-même, commence à cire exigeant, grossier, il trouve à qui parler.
Les Norwégiens ont une fierté native qui leur lait })ortcr à l'extrême le sentiment de leur indépendance nationale. C'est la source de toutes les difficultés politiques avec la Suède, dont nous avons expliqiK' l'état actuel et les conséquences possibles. C'est aussi à cet amour de l'indépendance qu'il faut altribiicr l'usage persistant où sont plusiciu's familles, pauvres ou riches, de vivre isolées dans -leurs r/aanJs. On appelle ainsi des groupes de maisons en bois qui constituent, chacun, l'hahilation d'une famille, comme une sorte de grande ferme patriarcale. Dans l'un des bàtimenls qui, en général, n'ont qu'un étage, couchent les membres de la famille; dans un aulre, ils prennent leurs repas ; dans un troisième est la cuisine ; puis viennent les granges, les étahles, etc. (In retrouve là, pour ainsi dire, l'élément simple de la société, la famille primitive. Par ce système de
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tiaank, un village est soiivunt dispersé sur une '•tendue de plusieurs lieues. Après le service religieux :uuiuel les hommes et les femmes ne manquent jamais d'assister le dimanche, tous se livrent à la danse ou à des exercices gymnasliqucs.
Les paysans et surtout les marins avaient, autrefois, ^ntre eux de nombreux duels au couteau. C'est une 'ame très eflîlée dans une gaine pendue à la ceinture. Avant de combattre, chacun lance son couteau '•outre une table et le point d'honneur défend de •lainais enfoncer la lame dans le corps de son adver- -^aii'e plus avant qu'elle n'est entrée dans le bois. " y avait aussi une autre variété de duel. Chaque '•ombattant tenait son couteau de la main di'oite el f'R 1.1 gauche saisissait fortement le poignet de sou adversaire ; chacun s'efforçait de détournei- le coup fl'î l'autre, en lui portant le sien. Ces luttes sanglantcs sont heureusement devenues très rares, bien ^ïue l'usage du couteau à gaine soit resté général.
Ampère qui rend justice d'ailleurs aux qualités des Norwégiens a, d'après nous, beaucoup exagéré la froideur de leur caractère et la lenteur de leur •-spnt. « Leurs fibres naturellement plus dures que
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celles des méridionaux, raidies encore par le IVoid, n'ont ni immobilité ni souplesse, mais de la ténacité
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et de la force. Si on leur adresse la parole, il s'écoule toujours quelques minutes avant qu'ils s'en aper-