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Les liabitanls des côtes occidentales, ceux surtout lie Trondyem, do Bergen, de tout le Sognfiord nous
ont paru avoir l'intelligence assez vive et il n'était
Jamais nécessaire qu'on leur répétât les questions
[dusieurs fois pour qu'ils y ré[)ondissent avec une
netteté et une justesse remarquables. H est évident
qu'ils répondent moins vite si on leur parle une
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langue qu'ils ne comprennent pas, et c'est peut-êti'e
par ce motif que certains voyageurs ont accusé la
lenteur de l'esprit norwégien. Ces méprises arrivent
surtout aux Français, qui, en général, connaissent
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si peu les langues étrangères.
Les Xorwégiens sont, d'après rensend)le de nos
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impressions, une forte race douée de qualités précieuses. Généralement intelligents, d'une honnêteté l'igidc à l'épreuve des tentations, ils ont moins de l'ormes mais plus de fond que les Suédois, sont plus froids d'apparence, plus chauds de cœur. Ils ont surtout profondément incarné en eux un sentiment exubérant de l'égalité, mais sans ces bas instincts de jalousie, de rancune du pauvre contre le riche qui fomentent les haines sociales. Comme ils ont des mœurs, des goûts, des habitudes très simples, les différences de fortune, de rang, de position les louchent peu. Ils arrivent tous à avoir, à peu près, la môme moyenne d'instruction essentielle. Aussi c est chez eux un sentiment tout natui'el et plutôt "ne fi'aternité instinctive qui fait que le moindre ouvrier s'estime parfaitement égal à son patron dont il admet, d'ailleurs, la direction comme nécessaire, dans une certaine mesure, au maintien de l'ordre social. Si les Norwégiens persévèrent dans la voie du progrès moderne, en gardant leur fond primitif d'intelligence, d'honnètelé, d'indépendanc«3> lout se développer de plus en plus tous l^îiîlemen de leur prospérité nationale.
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AMIE.NS. • — IMT. HEI.ATÏHE-LENOfX.
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