PREFACE III
de la maison, au prix de vingt-trois francs par moi.<. Ces chambres existent encore et portent les rniinéros 19 et 20.
C'est là que, déjà célèbre, il travaillait et recevait des visites.
« M. Ampère, toujours distrait, s'accrocha si bien un Jour ent7'e les deux porter d'entrée qui simulent et dissimulent une antichambre microscopique, qu'il fut obligé de faire recoudre, séance tenante, tous les boutons de sa redingote. M. Buloz fut le premier à faire apercevoir à Sainte- Beuve combien, à son âge, avec son talent et sa réputation, il bornait son avenir en continuant à vivre dans un hôtel gai'ni. »
Sur ces entrefaites, M. Cousin, averti, le nomma conservateur à la Bibliothèque Mazarine : ce qui lai donna di'oit à un logement au palais de l'Institut.
Puis survint son élection à l'Académie. « Alors, vraiment, raconte Sainte-Beuve, feus peine à dépenser mon revenu; il me fallut pour cela acheter des livres rares, dont le goût rned peu à peu venu. »