‹ Souvenirs et indiscrétionsChapitre 4 sur 42 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

Sainte-Beuve n a jamais tutoyé que trois oic quatre individus au monde, d^ anciens camarades d'enfance ou de collège, son ami Tahbé Barbe {de Doulogne-sur-Mer) , Nestor Roqueplan, l'acteur Charles Potier, fils du célèbre Potier, et M. Loudierre, ancien professeur de rhétorique ^ Les trois derniers avaient été ses condisciples au collège Charlemagne et à Bourbon {comme on disait alors). Il ne les perdit jamais de vue, et il recherchait les occasions de se rencontrer avec eux.

Le dimanche, par exemple, il allait applaudir Charles Potier au théâtre des Variétés, dans une loge que, par utie délicate attention, M. Camille Douctt tint à sa disposition jxisqiCà la fin. « M. Camille Doucet savait que Sainte-Beuve ne pouvait aller au théâtre que ce jour-là. On travaillait la semaine, mais on se divertissait le dimanche, comme dans la chanson de Béranger :

i. Dans les dernières années, au diner Magny, Théophile Gautier s'était mis à tutoyer Sainte-Beuve qui le lui rendait. Ils se traitaient d'oncle à neveu, comme au bon temps du romantisme, où l'on disait /e père Ilngo et l'oncle Beuve.

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