L HON. M. CAUGHON, DÉPUTÉ DE MONTMORENCY, PRÉSL DENT DU SÉNAT
Une des personnalités les plus vivaces, les plus énergiques, du Bas- Canada. Ses travaux, ses succès, sa carrière, sont l'expression fidèle de son tempérament, et comme les fruits de cette nature exceptionnellement riche et vigoureuse. La presse fut le piédestal de sa fortune parlementaire. De 1841 à 1842, il rédigea le Canadien^ puis fonda, l'année suivante, le Journal de Québec^ feuille que l'Hon. Président du Sénat rédige encore avec une grande autorité et une verdeur de style que l'âge n'a point affaiblie.
En 1843, il entrait au barreau et, un an plus tard, à l'Assemblée Législative où l'envoyèrent ces mômes électeurs de Montmorency qui, aux dernières élections générales, le portaient à la Législature Locale par acclamation.
Dès l'inauguration du nouveau régime, l'Hon. M. Cauchon, que recommendaient de longs services, ses connaisances en droit constitutionnel et son passage remarqué dans deux ministères, fut nommé par décret de sa Majesté à la présidence du Sénat, une des premières charges de l'Etat. Commissaire des Terrés de la Couronne de 1855 à 1857, le rapport des affaires de son département est resté célèbre, et les connaisseurs le citent comme un modèle du genre ; il remplit aussi de 1861 à 18G2, les fonctions de Commissaires des Travaux Publics.
L'Hon. député a été maire de la ville de Québec pendant plusieurs années, et son administration rappelle encore une des époques les plus fécondes en mesures municipales de tout genre. Lieutenant-Colonel, il a commandé le 9me. bataillon des Volontaires de la milice, autrement dit, les Chasseurs de Québec.
En 1867 chargé de former le Cabinet de la Province de Québec^ l'Hon, M. Cauchon se heurta à d'anciennes rancunes, au réveil de vieux griefs que sa franrhise un peu brusque ne sut ou ne voulut point ménager ; c'est ainsi qu'il échoua dans la tentative d'une combinaison dont il semblait être l'agent le plus autorisé.
Un ouvrage, Notions Elémentaires de physique^ et deux brochures concernant la Confédération, sont les œuvres échappées à la plume du journaliste.
Comme tous les hommes arrivés, l'Hon. TVI. Cauchon a ses partisans
et ses détracteurs ; mais, quelle que soit l'admiration exclusive des uns, ou la partialité exagérée des autres, l'Hon. Président du Sénat possède une valeur réelle ; et, jamais, en un pays constitutionel, on ne vit une médiocrité piper ses contemporains pendant 27 ans. C'est à l'Hon. député de Montmorency que Ton doit la résurrection de ce fameux ciiemin de fer du Nord, lequel doit ouvrir toute une vaste région au commerce, à l'industrie, et à l'agriculture. Aussi a-t-il été nommé président de cette nouvelle Compagnie.
Polémiste ardent, écrivain inégal, l'Hon. M. Cauchon porte dans le journalisme les qualités de son esprit et les défauts de son caractère : la logique, le savoir, l'opiniâtreté et la rudesse des formes. Aimant les arts, fin connaisseur, il a apporté d'Europe une quantité de tableaux, de statuettes, de figurines, tout un mussée, dont chacun des appartements de sa résidence forme comme une galeiie particulière. En politique, sans avoir jamais sacrifié sa personnalité à un parti, THon. Président du-Sénat, tout en différant parfois d'avec ce dernier sur certaines questions, a toujours su le servir et rester fidèle à ses principes. Moins aimé que craint, inspirant plus d'estime que de sympathie, sa nature autoritaire et son inflexibilité, sans rien enlevé»' à sa légitime influence, lui ont donné plus de pouvoir que de crédit. L'Hon. M. Cauchon nous parait devoir rester toujours trop lui-même, pour devenir jamais l'homme d'une situation ou d'un parti. Quelque part qu'on le place, il aura sa valeur, la fonction n'y ajoutera rien ; et, aujourd'hui même, malgré l'importance de sa charge, la Présidence du Sénat laisse subsister tout entière la puissante individualité de IHon. M. Cauchon.
Au moral comme au physique, l'Hon. député de Montmorency res semble à cet homme des bords du Danube qui, au dire du fabuliste, s'en vint un jour prononcer une si verte harangue devant le Sénat romain.
Petit ions — l
BiLLS. 20 Janvier. Pour amender l'acte 23 Vict. chap. 123, incorporant les pilotes pour le havre de Québec et au-dessus
VOTES
12 Fev. Contre, Bill Marchand, 19 Fév. Pour, amend. Carter,
15 id Absent, amend. Carter. 22 id Contre, Proposition Marchand.
Pétiiions — 2.
Bill 27 Janvier, pour obliger les propriétaires des ponts de péage, à tenir ces derniers en bon état pour la protection des passants et pour d'autres fins.
27 Mars. Amendement au bill pour amender la loi concernant l'éducation en cette province. (Voir le tableau des votes.)
VOTES
' 5 Fev. pour, motion Chauveau. 30 Mars contre, amend. Bachanr'. •
23 id contre, amend. Joly, 30 id contre, amend. Marcha.. :,
3 Mais contre, amend. Coutlée, 31 id absent, amend, Coutlée,
18 id contre, amend. Joly, 31 id absent, amend. Joly,
27 id pour, moteur de l'amendement, 1er Avril pour, décision de l'Orateur
27 id pour, amend. LeCavalier.
Pétitions— 0.
VOTES
3 Dec.
contre,
amend. Joly,
28 Janv
. contre,
9 id
contre,
proposition Joly,
28 id
contre.
10 id
contre,
amend. Joly,
31 id
contre.
17 id
contre,
1er. amend. Benoit,
17 id
2e. " Benoit,
31 id
absent.
Il id
contre.
amend. Joly.
31 id
absent.
ISJanv
. contre.
amend. Benoit,
31 iil
contre,
28 id
contre.
1er. amend. Chapleau,
2e. amend. Chapleau, 3e amend. Chapleau, amend. Hemming, 1er. amend. Chapleau.
2e. amend. Chapleau.
proposition Tremblay.
Pét liions — 0.
BiLLS. 16 Novembre. Pour prolonger le délai fixé pour l'achèvement des travau.x de la Cie. du chemin de fer de la rive nord et de la navigation et des terres du St. Maurice et pour d'autres fins.
Votes.
contre, amend. Bachand,
contre, amend. Chapleau,
contre, 1er. amend. Joly,
contre, 2e. amend. Joly,
contre, amend. Joly,
pour, motion Irvine,
contre, amend. Bachand.
28 Nov.
contre,
amend. Lafontaine,
21 Dec.
28 id
pour,
2e. amend. Gendron,
1er. Dec. pour.
amend. Chauveau,
id
6 id
absent,
amend. Hemming.
id
16 id
contre.
amend. Joly,
id
17 id
contre,
amend. Joly,
id
19 id
absent,
motion Tremblay,
21 id
absent,
amend. Bellingham,