SIMARD, \289—BLANCHET, G
Petit ioni — 15.
BiLLS— No. 7— Pour autoriser Olivier Robitaille a aliéner certains biens mobiliers et immobiliers appartenant comme usufruitière à Marie Eléonore Isabelle Macdonald sa pupille. 18 Fév. Pour amender de nouveau les actes de la Corporation de Québec'
Votes.
S. du 12 Fév. contre, bill Marchand. S. du 19 " jiour, amend. Carter,
S. du 13 " contre, amend. Carter. S. du 22 " contre, prop. Marci,.,ii'l
Péiilions.—^.
BiLLS.— 17 Fév. Pour incorporer la Cie. du chemin à lisse de Lévis à'Keonebec 8 Mars. Pour amender les^^actes relatifs â la Corporation de Québec. '
Votes.
5 Fév.
Contre,
m. d'aj. de l'H. Chauveau
30 Mars
absent,
amend. Bachand,
absent,
amend. Joly.
absent,
3 Mars absent,
amend. Goutlée.
absent.
amend, Goutlée,
absent,
amend. Joly.
absent,
amend, Joly,
absent.
amend. de l'H. Gauchon.
1 Av.
absent.
décision de l'orateur.
absent,
amend. Lecavalier.
Peinions— (i.
3 Dec.
contre.
amend. Joly.
28 Jan.
absent,
2me amend. Ghapleau.
contre,
prop. Joly.
absent.
3me amend. Ghapleau
contre,
amend. Joly.
absent.
amend. Hemming.
contre.
1er amend. Benoit.
1er amend. Ghapleau,
contre.
2mo amend. Benoit.
absent.
2me amend. Ghapleau
contre.
amend. Joly,
absent,
amend. Rhéaume.
18 Jan.
absent,
amend. Benoit,
absent,
prop. Tremblay.
ior amend. Ghapleau
Peinions— 0.
Bill s
-24 Dér
. Acte pour incorporer
l'Académie
de Musique de Québec.
Votes.
28 Nov
contre.
amend. Lafontaine.
21 Dec
contre.
amend. Bachand.
contre,
2me amend. tendron.
contre.
amend. Ghapleau.
1 Dec
amend. Ghauveau.
contre.
1er amend. Joly.
absent,
amend. Hemming.
contre,
2me amend. Joly.
contre.
amend. Joly.
contre,
amend. Joly.
contre,
amend. Joly.
pour,
Motion Irvine.
contre,
motion Tremblay.
contre.
amend. Bachand.
21 Dec
contre,
amend. Bellingham.
M. GÉSAIRE THÉRIEN, DÉPUTÉ DE LAPRAIRIE.
Grand, mince, élancé, figure osseuse, longue barbe noire ; le corps aussi droit et le pas aussi rapide qu'une flèche.
L'histoire des lunettes que porte aujourd'hui le député de Laprairie est presque une épopée,
Par une sombre nuit d'hiver, M. Thérien traversait le St. Laurent, en cariole, pour se rendre à Laprairie. A peine arrivé au milieu du fleuve, il se trouve tout à coup enveloppé par un ouragan de neige terrible. Les balises indiquant la route, les lumières qu'on voyait scintiller sur l'autre rive, le ciel même, tout disparut, au millieu des tourbillons d'une neige épaisse, fouettée par un vent glacial. Le froid, déjà intense, devint plus vif encore. S'arrêter, c'était se vouer à une mort certaine ; avancer devenait presque aussi dangereux en ces parages remplis de crevasses et de petites banquises.
Que faire ? La neige tombait épaisse et le vent mugissait toujours.
M. Thérien, convaincu qu'un engourdissement fatal suivrait une plus longue halte, se recommanda à Dieu, fouetta son cheval et l'hom-
me et la voiture s'engagèrent dans la tourmente à la recherche d'une voie, d'une issue. La tempête dura toute la nuit. Ce fut aux premières lueurs de l'aube, que le calme se rétablit et que le ciel s'éclaira. M. Thérien qui n'avait cessé de marcher se retrouva presque à l'endroit où l'ouragan l'avait surpris, la veille. Inutile d'expliquer les soufFrances aiguës d'une nuit pareille. Quelques jours après, une inflammation des yeux se terminait chez M. Thérien par une cécité complète. Le député de Laprairie était aveugle. L'opération de la cataracte lui rendit heureusement la vue. Et voilà comment les lunettes de M. Thérien rappellent un des épisodes les plus dramatiques de sa vie.
S'il faut en croire ' ; ihronique locale, M. Thérien serait entré dans la politique d'assez bonne heure. Ainsi, en 1848, à l'époque où l'Hon. M. Cartier et M. Marion se disputaient le comté de Verchçres M. Thérien, qui occupait alors l'emploi de commis chez M. Collet son fntur beau-père, joua un rôle effacé, mais décisif.
Chose assez rare, le patron tenait pour un candidat, le commis, pour l'autre.
M. Collet recevait les électeurs dans le salon de la famille situé au premier étage. Là, insinuant et doux, plein d'amabilité, il réussissait d'ordinaire à convaincre ses visiteurs, et, une fois la chose faite il congédiait son monde. '
Mais au pied de l'escalier, les visiteurs trouvaient le commis à demisouriant, qui faisait passer la compagnie dans une pièce du rez-dechaussée, et, là, plaidant pour son candidat, il appuyait ses arguments de traites si bien ménagées que nos pauvres électeurs, touchés par cette éloquence et pensant s'être mépris sur les intentions de M. Collet se rendaient aux poils où tous votaient comme ini seul homme pour le candidat de M. Thérien. Le plaisant, c'est que les liqueurs du patron servaient à corrompre ses propres amis.
L'affaire fut connue, mais trop tard, le tour était fait.
A la suite de son mariage avec la fille de son patron M. Thérien s'établit marchand à St. Isidore, où se trouvent aujourd'hui son domicile f t sa maison de commerce. Homme d'affaires, influent par ses relations et sa popularité, M. Thérien qui avait commencé si adroitement à faire élire les autres, ne pouvait manquer de se faire élire un jour luimême ; et, les dernières élections l'envoyaient en chambre représenter le comté de Laprairie.
On lui doit un bill demandant l'incorporation de la compagnie de navigation de Laprairie.
Primons — I.