‹ Souvenirs et légendes (volume 2)Chapitre 84 sur 89 · SI · texte numérisé non relu

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Dans cette revue sommaire des mesures législatives, le lecteur aura pu se convaincre, par la seule lecture des bills principaux que nous n'avons fait qu'esquisser combien la législature a travaillé. On ne peut non plus refuser aux membres du Conseil Exécutif la juste part d'éloges qui leur revieiu pour la rédaction et l'introduction des principales mesures qui ont assis et constitue les bases de notre gouvernement local. L'organisation des départements est leur œuvre, et les dispositions de ces lois, bien qu'amendées au fur et à mesure des besoins nouveaux, resteront comme la trame de la législation à venir, tant le soin, l'inlelligence et l'imiiartialité ont présidé à la lettre et à l'esprit.

La situation financière ne sera définitivement assise que lorsque le règlement de notre dette s.-ra effectué. Nous devons nous féliciter de l'attitude énergique que le Cabinet provincial a cru devoir prendre dans la question de l'arbitrage. Revendiquer ainsi ses droits, c'est les faire reconnaître. Si la provmce d'Ontario a pu réaliser, durant ces quatre années d'administration, d'assez notables économies, il ne faut point oublier que les conditions entre elie et Québec sont dllTérentes. Ontario est la seule des provinces qui n'ait point de Conseil Législatif.

En outre la construction et l'entretien des prisons, d»^s cours de districts, de comtés, demijur.,-nt aux frais des localités, tandis qu'à Québec ces charges incombent au gouvernement.

Ontario reçoit aussi un subside fédéral plus élevé que Québec, et, dans notre province, il faut ajouteV à nos dépenses les frais exigés jiour la traduction et l'impression des documents dans les deux langues; ce qui nécessite un plus grand nombre d'employés, et des dépenses doubles. En tenant compte de ces différences, la province de Québec n'a rien à envier à sa voisine.

Si par ce travail, nous avons pu montrer l'importance de nus Législatures locales, faire concevoir à chacun que le niveau de la représentation doit s'élever sans cesse afin de se maintenir à la hauteur do son œuvre, nous aurons rempli notre but.

Puisse-t-on ne l'oublier jamais : Qael que soit le rôle que l'avenir nous réserve, quelque constitution politique que nous ayons, nos législatures locales reslAnt debout, nous serons toujours maîtres chez nous. Et, dans ce cas, le plus sur moyen de gouverner comme le plus aise et le plus digne, c'est de faire estimer et respecter le pouvoir.

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