‹ Souvenirs et légendesChapitre 5 sur 6 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Ces contes, dira-t-on, sont à dormir debout !

Je le veux bien, lecteurs, si c'est là votre goût,

Mais chaque jour pourtant, dans vos papiers-nouvelles,

Que de contes aussi ! — Vous en lisez de belles !

Réclames, faiis divers, feuilletons et n mans.

Spiritisme, magie, absurdes nécnomans,

Remèiles à tous maux, pancartes revernies,

Vieilles inventions plus ou moins rajVunies,

Anecdotes, bons mots, fabriqués au besoin,

Vains propos de salons recueillis avec soin,

Discours improvisés, mais im[»riraés d'avance,

Eloges à prix fait ou portant redevance,

Faisant de tout cela votre pain quotidien,

Vous n'avez rien à dire au plus crédule indien !

Du reste, on n'a pas su le dernier mot encore De tous ces vieux récits que le vrai peuple adore, Plus d'un sage docteur met de l'eau dans son vin. Et ne se moque plus du merveilleux divin, Ni de l'autre. Ils s -nt même, à leurs heures, aimables Au point de regarder comme chose- probables Ce que d'honnêtes gens ont pu voir de leurs yeux ! C'est le poète anglais qui nous le certifie, Plus de prodiges sont, sur terre et dans les cieux, Que n'en rêva jamais notre philosophie Ce qu'un grand homme admet, on le voit trop souvent Fièrement repoussé par le demi-savant.

Chose bizarre au fait, tandis que la science Hésite el se récuse, on entend l'ignorance Nier brutalement. Tous nos bons épiciers, Se croyant plus fms qu'eux, se moquent des sorciers,

Xégendes, doux récits, qui berciez mon enfance. Vieux contes du pays, vieilles chansons de France, Peut-être un jour, hélas ! vos accents ingénus, De nos p» tits n v.eux ne a^-ront plus conimp. Vous vous tairez, ou bien l'écho de votre muse Ira s'a ffai)>U83ant ]:artoutoii l'on abuse ' De ce grand vilain mot, ai plein d'illusion.

Et trop long pour mes vers; Ci viiisaUt^nt .

poèmes naïfs, dont le peuple est l'auteur, Légendes que transmet à là folle jèt^nèssé, '''

Avec un saint amoiir, la prudente vieillesse, . ' Votre chlErme ^st surtout aux lèvres du conteur, Et, malgré vttre nom, il ftiut biéii vous le âîvéf' ' On ne vous Crëîï*4'plp^ lorsqu'on poutf a vous tïtéi

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