‹ Souvenirs et légendesChapitre 6 sur 6 · Çmyeiv «pfè9 Qttlai si le rorciec m'«mporte · texte numérisé non relu

Çmyeiv «pfè9 Qttlai si le rorciec m'«mporte

Ici CfMnmc ett France le 9ot<etV Ht dit pour le diable. C'est l'agent pris

— Mes beaux mangeurê de lardf'mtAgré votre désir.

On appelle mangeurê de lard on mieux enoore mangeux d*lard, les débutante dans la carrière de voyageur. Les rentables voyageur» ceux q^nî ont fait plusieurs eourses dans les payé d*en haut sont très portés à se moquer des nouveaux arrivants qai sont comme les conscrits à Tarmée, en butte aux plaisanteries des gens plus aguerris. Le lard entre pour beaucoup dans la nourriture de l'habitant canadien, et, il est assez rare dans celle du voyageur ; ceux-ci nourris de iagamité de maïs, et au pémioitn de bison — regrettaient le lard comme les Israélites regrettaient les oignons d'Egypte. Voyea Foreetiers et Voyageur $ par M. Charles Ta<^é.

" «Pétais dans le banc du Seigneur,

Parmi les droits seigneuriaux était celui qu'avait le soigneur de posséder unj^anc dans l'église. Ce droit a été limité par quelques arrêts an seigneur patron de l'église.

Et je vis qn'à la place

Du visage, il avait un nuage léger, Quelque chose de gris enfin comme une trace De fumée on d'encens.'^

Dans les légendes et même dans les récits merveilleux plus modernes, les esprits se présentent asses souvent sous la forme d'unepetite eolonne de vapeur grisâtre. Voyea la savante dissertation de M. de Mirvillesur les apparitions du presbytère de Gideville dans son livre Dee ^prUê-et de leure mani/eatatione,

Ce qui pardessus tout n'était pas drdle à voir, C'était oien le navire à l'antique structure, Qui promenait son ombre à la nef suspendu.

Dans presque toutes nos anciennes églises, il y avait un joli petitmodèle ae navire très complet et souvent très bien fait, suspendu a .la voûte. D*oh. venait oot usage ?

•.4....... SaehoB que, par la fuite

Il devint prêtre et, bien pire que ça jésuite.

Dans le langage populaire pire veut souvent dire mieux ou piue f&rt. Une curieuse anecdote à oo «njet. L*honorable M. J. B. Turcotte, orateur,, (président) de l'Assemblée Législative avait fait don d'un terrain à la ville des Trois*Rivières pour une place publique qui fut appelée le Boulevard TureoUe. Un éleetenr de son comté entendant parler de cela' dit : ** Cré Jo Tureotte 1 II est bien pour avoir toutes les places ! 11b l'ont bien fait boulevard t C'est-il p%re qu'honorable t "

Et d'un excellent vin qn*un],bourgeoi8 d'Amérique Avait laissé ches lui

L'Amérique pour un oanadiob o'est la république dos Etslts-Unis. On dit aujourd'hui les américaine comme on disait aatrofois les BiMetotmaiê^ Dans certaines parties du district de Montréal lorsqu'on vont parler d'ooft»

inyasion possible on dit encore " l'Amérique va descendre." Les anglo- ■eanadiens disent aussi ihe aptericana ponr les oitoji:c|i^s de \a République.

Bt mon bon oométic refaisait d'anse ea anse ' Le olMinin paro<Muru... ^u

Le eoniétic est un traîneau long et très léger auquel' dn attelé letf chiens 'esquimaux; c'est le ndm en langue saurage.

■ Oomme fait e^ obaaseur courant suc un nuage» ÀTee des obienis nombreux la T«ille.d'un orage, . Voiu l'ayez vil sans doute ; on tous en a parlé Du moias dans ▼otve enfance

La ehcuêe- galerie est une des croyances populaires les plus répandues an Canada. Les gens qui Vavaient vue n'étaient pas rares autrefois. Les bizarres reflets de la lune à travers les nuages, aidant à Pimagina- ■tion prévenue d'avance ont pu causer ces visions. C'est du reste une des superstitions le» plus anciennes et les plus répandues en France et dax^ bien d'autres paya,.

Ejb je me demandais comment, aor^nt embdle A penser ^m bon Dieu, J'avais pu m'empécher Etant seul dans leg bois ou bien dans ma cabane De le prier souvent ;

Avoir emhdle à faire une chose — prendre son e»<6eW€— l'avoir embelle — Toilà des locutions très usitées a Canada et dont les gens les plus instruits se servent à chaque instant. Emhelle est un ter me de marine qui désigne une partie d'un vaisseau. Il est particulièrement en usage sur les vaisseaux des pêcheries de Terreneuve, nous disent les dictionnaires. Notre locution qui m'assure-t-on est aussi en i^sage dans plusieurs parties de la France, aurait-elle là son origine? Ou viendrait-elle du vieux tnot français bel souvent pris pour beau — voir une chose en bd pour la^mi)» «n 'èeàtt f Avoir bel à faire une chose' pour vtotr beau î Embdlie ^st aussi un autre terme de maribë— c'est ut» changement favorable dans le tsMps, dans l'^tmosjihdre \ on profite d'une emieUiM poui' mettre à la ■voii*.' De là peut 'être l'avbir ombelle fni avoir embéilê4

Sf ..•. .« jPuis me mis > jongler omment on avait pu 4 raide^rétrangler.

,• D'après les dictionnaires >o9j7fer veut dire fafre des toiirs de.27a««e- ,j9a8ae; mais cela so çlit ici pour : penser .très- sérieusement à une chose, * s'absorber dans ses réflexiçps. Voyez l'introduction. . , .

,...;.%...... M »^.. ...... M.,^. PeutTétra .

. i)st-oo un ami, repvisrj^, et noi» point le griobou, ..

On dit le' ^rrttf^lof» "pour* ^signer' PesprH iïifemal' 'auquel t>n donne tentes sortes de petits noms ponr ne pas avofr'à l'appeler* de < son wal nom. C'est le cas dan» le langage populaire de tous les pays.-jdn dit anssi nn gitiohou pont dline iin dwthlûitn,' «ne jeune persem^-'tcès éveillée et trètf espiègle^ • ' : . <•

Père, vous arrirec bi«n mal d'une façon.

Dis- je en ouvrant la porte, et pas trop mal de l'autre.

** D'une façon mala pas da l'antre " est nne manière de parler trèr oomroune chez nos habitanfit qui comme lee pnjrsant partout ailleurs no oraigoent rien ytant que de se oompromettre par une assertion quelconque Je me souviens des réponses suivantes donné< s par un témoin dans un procès p'>nr diffamatiun. Quettion. — Le demandeur jouit- il d'une

bonne réputation ? Réponse. — Oui monsieur, d'une façon mais pas

de l'autre.— Q Comment eela f -Da>ne il passe pour un homme chanceux. — Q. Que voulez-vous dira ? — R. Une fois il a trouvé une grosse corde dans le chemin. — Q. Après cela ?-- Il y avait nne paire de bœufs au bout ; il les a mis dans son étable puis 11 est allé les vendre à la ville."

Un flacon d'eau bénite et son groi fùrmuiaire.

Le Formtdaire des prières chr^ftennes à Vusoge des BeHgieuèes UrsU' Unes livre d*nn assez grand format efit très répandit, dans le pays. Bans bien des familles c'était autrefois le livre de prière, par excellence.

Là dessus je contai mon hif^toire : d'abord Le bourgeois qui m'avait fait reDtrer de bùrd.

Virer de bord ou encore mieux revirer de bord, expression mritime qui comme bien d'autres de môme origine est très usitée surtout dans la région de Québec.

Après avoir fouillé

Partout, on découvrit un coffre-fort rouillé Tout petit, mais bien lourd ; pis toi es, portugaises. Piastres d'Espagne, écMs, doublons, piastres anglaises. Tout compté, formaient bien plus de trois mille francs. *

Les billets de Hanqne étaient inconnus à oette époque ; les monoiMeB d'or et d'argent décrites dans ces deux vers formaient le naméiialre. Bien qu'à les entendre nommer on se rappelle Iqs jours d'abondaAoe «ti ces belles pièces renfermées le plus souvent dans un bM on du0 nn chausson s'entassaient dans les coffres de nos habitants.

Mais, cependant, à peine avaient-ils pris le large. Qu'un nordais enragé vint secouer leur barge.

Au Canada comme dans plusieurs provinces de France on dit norda%9' pour nord- est. Le vent de nordais comme Je l'ai dit ailienis est un véritable fléau indigène pour certaines parties de notre pays.

Il y a plusieurs antres locutions canadiennes qni se rencontrent à plusieurs reprises dans ces wrs ; entr'autres l'emploi du pronom impersonnel on.k la plaoe de motM» Cette manière da parler «stitrèa nsitétidans^ toutes les dasses de la «ooiéié ; elle est caractéristique . «t pactiser* vir à déeélor aux oreilles d'un puriste européep, ceux-là même de noa oempAtrlotee qui parlent le français le plas correctement. On snrteutavec notre sonne très curieusement pour un français de. 1» ,9tM2Jk Jf^f/moei On va dire notre chapelet, 3

Page 1