M. GRÉTY ET LA PROPOSITION D'ENQUÊTE
aucun compte des injonctions qu'elle pourra formuler.
Tout cela, faut-il le dire, n'est rien moins que correct au point de vue parlementaire ; mais, il faut bien l'avouer, tout ce qui passe sous nos yeux est parlementairement un chef-d'œuvre d'incorrection.
Raison de plus pour remarquer avec quelle solidité M. Léon Renault s'est cantonné sur le terrain parlementaire; c'est un fait assurément significatif que de l'avoir vu porter la parole au nom de toute la gauche; il est probable que, parle choix de l'orateur, on a voulu enlever à la proposition Grévy tout ce qu'on pouvait lui trouver d'excessif et couper court aux interprétations anti constitutionnelles qui font la substance de l'allocution de H. Baragnon.
L'éloquence de celui-ci a paru vivante, mais ampoulée et d'un accent méridional qui met en garde les auditeur froids. Si la raison devait l'emporter, je ne vois pas ce qu'on pourrait répondre de rationnel aux arguments de H. Léon Renault; il a été classique par le fond et par la forme, encore qu'un peu trop long. Mais l'heure présente, je le répète, du côté conservateur, est romantique. H. Baragnon la symbolise à merveille.
yGoogk