‹ Souvenirs historiques et récits de chasseChapitre 68 sur 108 · Le texte porte Baruud · texte numérisé non relu

Le texte porte Baruud

d'ousàma ibn mounkidh 131

d'huile d'olive et de vinaigre très acide ; tu feras des frictions avec ce mélange jusqu'à ce qu'il ait été absorbé par l'endroit sensible. Proçure-toi ensuite du plomb fondu, dont tu corrigeras l'effet en y ajoutant de la graisse, répands-le sur les scrofules et lu les feras disparaître. » L'artisan appliqua ce traitement à son fils qui guérit. Les plaies se cicatrisèrent et la santé revint, aussi florissante qu'auparavant. Je recommandai ce mode de traitement à quiconque était frappé par cette maladie. 11 fut toujours employé avec succès et arrêta le mal, dont bien des gens se plaignaient.

Il n'est personne parmi ceux qui habitent de fraîche date les territoires des Francs qui ne se montre plus inhumain que ses prédécesseurs fixés parmi nous et familiarisés avec les musulmans.

Une preuve de la dureté des Francs (qu'Allah les flétrisse !) est ce qui m'arriva lorsque je visitai Jérusalem '. J'entrai dans la Mosquée Al-Aksà. A côté se trouvait une petite mosquée que les Francs avaient convertie eh église. Lorsque j'entrais dans la Mosquée Al-Aksâ, qui était occupée par les Templiers, mes amis, ils m'assignaient cette petite mosquée pour y faire mes prières. Un jour, j'y entrai, je glorifiai Allah. J'étais plongé dans ma prière, lorsque l'un des Francs fondit sur moi, me saisit et retourna ma face vers l'orient, en disant : « Voici comment l'on prie ! » Une troupe de Templiers se précipita sur lui, se saisit de sa personne et l'expulsa. Je me remis à prier. Échappant à leur surveillance, ce même homme fondit de nouveau sur moi et retourna ma face vers l'orient, en répétant : « Voici comment l'on prie ! » Les Templiers s'élancèrent de nouveau sur lui et l'expulsèrent ; puis ils s'excusèrent auprès de moi et me dirent : « C'est un étranger, qui est arrivé ces derniers jours des pays des Francs. 11 n'a jamais vu prier personne qui ne fût tourné vers l'orient. » — Je répondis : « J'ai assez prié pour aujourd'hui. » Je sortis, en m'étonnant combien ce satan avait le visage décomposé, comme il tremblait et quelle impression il avait ressentie de voir quelqu'un prier dans la direction de la kibla ^

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