‹ Souvenirs intimes d'un lancier de la garde imperialeChapitre 11 sur 36 · Histoire de la Révolution de 1870-71, page 123, tome P · texte numérisé non relu

Histoire de la Révolution de 1870-71, page 123, tome P

trône d'Espagne fut le piège tendu par la Prusse à l'Empereur et à la France.

M. le prince de Bismarck n'a-t-il pas raconté il y a quelques années, à la tribune du Reichstag, qu'à Berlin on lui donnait depuis longtemps le conseil de cogner sur nous, et qu'il était obligé de calmer cette effervescence jusqu'au jour oii l'occasion propice s'offrirait à lui de nous amener à l'attaquer ?

On eut le tort de tomber dans le piège du chancelier, surtout n'étant pas mieux préparé à la lutte.

La déclaration de guerre fut remise le 19 juillet 1870 à une heure et demie par M. Le Sourd, chargé d'affaires de France à Berlin, au ministre des affaires étrangères de Prusse.

Il ne restait plus qu'à laisser la parole à ces agents de bronze^ qui, au temps de Louis XIV, portaient, gravés sur leur culasse, au-dessous de Fécusson fleurdelisé, ces terribles mots latins : Ultima ratio regwn ^

On a dit, écrit et répété à satiété depuis plus de vingt ans que l'Empereur avait fait la guerre dans un intérêt dynastique. Nous ne pouvons le croire un instant. Et si telle a été sa pensée, il

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