‹ Souvenirs (volume 2)Chapitre 202 sur 293 · CHAPITRE XXXHl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXHl

Louveciennes. — Madame Hocquart. — Le 21 mars 18U. — U» étrangers. — Le pavillon de Louvecieones. — Loais XVllL — U 20 man I81S, — La fomiUe de Louis XVIIL

A mon retour de Suisse, ne désirant pas habiter Paris l'été, j'achetai, à Louveciennes, la maison de campagne que j'ai encore. Je fus séduite par cette voe si étendue que Tmil peut y suivre pendant longtemps le cours de la Seine ; par ces magnifiques bois de Marly, par ces vergers délicieux, si bien cultivés qoe l'on se croit dans la terre promise ; enfin, par tout ce qui fait deLouveciennes, Tun des plus charmants en virons de Paris.

Une jouissance de plus pour moi dans mon établissement champêtre a été d'avoir pour voisines madame Pourat et sa fille, la comtesse Hocquart : madame Hocquart est une de ces femmes distinguées avec lesquelles on aimerait à passer sa vie. Son esprit, si gaieté naturelle me l'avaient toujours fait rechercher, et ce fut pour moi une bonne fortune que de loger près d'elle. Parmi les talents qu'elle possédait, elle en avai< un si remarquable pour jouer la comédie, que, dans certains rôles, on pouvait la comparer, sans aucune flatterie, k mademoiselle Contât. Il en est résulté qu'il y eut assez souvent spectacle au château, et que h foule vint de Paris pour applaudir madame Hocquart*

Page 1