‹ Souvenirs (volume 2)Chapitre 224 sur 293 · POST-SCRIPTUM DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM DE L'ÉDITEUR

tingués des différentes classes de la société parisienne : gens du monde, savantSi artistes, lilléraleurs, tous hearenx de se réunir dans une maison étrangère aux passions et aux intrigues du jour, et où régnait Taimable c^galilé de l'esprit et des convenances sociales. L'hiver, e!le habitait Paris; l'été, la maison de campagne qu'elle possédait dans ce pays de Louveciennes où les souvenirs de sa jeunesse 8*éveiilaient en elle au speclacle de la plus charmante nature.

Madame Vigée Le Brun était née à Paris, rue Coquillière, le 1 6 avril 1755 , elle mourut dans la môme ville, rue Saiot- Lazare, le 29 mai 1842. Ses restes mortels reposent dans le cimetière de Louveciennes.

Durant la vie de madame Vigée Le Brun, aucun établisse* ment public en France n'a possédé une œuvre de son pinceau ; on doit en être d'autant plus surpris que, dans le genre du portrait, cette artiste n'avait pas alors et depuis n'a pas eu dérivai. Après sa mort, madame et M. Tripier Le Franc, mus par un sentiment à la fois alla! et généreux, firent don au Musée du Louvre de deux des toiles qui leur échurent dans la succession de leur tante. Ces deux toiles sont: Tune le portrait de madame Vigée Le Brun avec sa fille dans 565 bras; l'autre leportrait de la jeune fille au manchon. Il suffit de regarder un instant ces portraits pour s'assurer que l'éloge que nous venons de faire du talent de madame Vigée Le Brun n'a rien d'exagéré. La vie et le sentiment animent ces portraits ; ce sont des chefs-d'œuvre d'exprès* sion et de grâce, et d'une si parfaite exécution que leur coloris a conservé toute la fraîcheur qu'il avait en quittant l'atelier de l'artiste ; cependant l'exécution de ces portraits remonte à la fin du dernier siècle. Cb.

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