‹ Souvenirs (volume 2)Chapitre 252 sur 293 · VI. — AU aft · texte numérisé non relu

VI. — AU aft

D'une vive douleur atteintes,

Je vis les Grâces, l'autre jour.

Des maux dont tu sens le relojr

Au tendre Amour porter leurs plaintes :

c Eh quoi! d'un vieillard inûezible

Faul-il toujonn tubir U loi?

Amour, n*Mt-il doue pas ponible De conserver les dous que nous tenons de loi ? > L'Amour leur dit : « N'syex pins de eolère, De votre ami je lot peindrai les traits ; A son pouvoir je saurai le soustraire;

Vieillir n^est que cesser de plaire ,-

Tressan ne vieillira jamais. »

^H. — Â IIABAH LA ■ARBCHALB B8 BIIUVIAO.

Malgré tant de malheurs» dans une paix profonde Je passe eucore ici les moments les plus doux : Je puis, auprès de voo*, oublier tout le monde: Ce qu'il eut de meilleur, je le retrouve en vous. Ces grâces, vertus dont vous étiei l'exemple,

Je les ai vu s'évanouir;

Mais votre retraite est un temple

Où je viens encore en jouir.

Telle une colonne superbe,

Monument des jours de splendeur,

Ne peut nous dérober sous l'herbe

Le souvenir de sa grandeur.

Dans votre asile solitaire.

Heureuses de nous rassembler,

Clierchons du moins à nous distraire,

Ne pouvant pas nous consoler.

Oh I le bon temps que la vieillesse ! Ce qui fut plaisir est tristesse.

Ce qui fut rond devient pointu, L'esprit même est cogne-rétu.

On entend mal, on n'y voit guèro, On a cent moyens de déplaire; Ce qui charma nous semble Taid * Ou voit le monde comme il est.

Qui vous cherchait vous abandouue :

Le bon sens, la froide vertu Cheivous n'attirent plus personne.

On se plaint d'avoir trop vécu .

Mai», dans ma retraite profonde, Qu'un seul ami me reste au monde, Je croirai n'avoir rien perdu.

LA COMTESSE D'BOUDETOT. 299

Jeanê, f aimai. 'Le tenpi de mon bel Age, Ce tempe ri court, l'amour seul le remplit. Quand j^alteignis la Hîeoo d*ètre sage, Toujourf j'aimai ; la raiion me le dit. Maie rA«;e TÎeot, et le plairir s'envole ; Mais mon boobeur ne t'envoie aujourd'hui, Car j'aime eueore, et Tamourme console.

Rien n'aurait pu me consoler de lui.

Voici des vers de la dernière veine, et adressés à M. de Sommariva :

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