CHAPITRE III
Cresccnlini débutait. Son chant et sa voix à cette époque avaient la même perfection : il jouait un rôle de femme, et il était affublé d'un grand panier comme on en portait à te cour de Versailles, ce qui nous fit beaucoup rire. Il faut ajouter qu'alors Cresccnlini avait toute la fraîcheur de la jeunesse et qu'il jouait avec une grande expression. Enfin, pour tout dire, il succédait à Marchesi, dont toutes les Romaines étaient folles, au point qu'à la dernière représentation qu'il donna, elles lui parlaient tout haut de leurs regrets : plusieurs môme pleuraient amèrement, ce qui, pour bien du monde, devint un second spectacle.