PAR UNE DÉLECTATION
Monsieur le ministre.
Les Suisses de Paris viennent, à l'occasion de votre départ, vous exprimer leur respectueuse sympathie ainsi que leur reconnaissance.
Les services que vous avez rendus à notre patrie comme homme public sont nombreux et assez connus, poui qu'il soit superflu de les détailler. Le pays les a appréciés ; nous nous sommes associés de cœur à son jugement.
Les rapports que tous soutenez depuis vingt-cinq ans avec la colonie de Paris nous appartiennent de plus près. Il nous importe souverainement, séparés comme nous le sommes par la diversité des circonstances et des milieux, de trouver dans le représentant fédéral le lien qui doit maintenir Tunité. Ce lien vous Pavez été. Jamais vous n'avez fait défaut à nos aspirations nationales. Avec une bonne volonté infatigable vous vous êtes prêté aux manifestations répétées de nos diverses sociétés.
Dans les jours de malheur vous avez eu souci de nos besoins et vous avez appelé sur nous Taide de la mère-patrie. Dans les jours prospères, vous nous avez parlé des fêtes ou des épreuves du pays, nous conviant à y participer, nous faisant prendre place dans les événements, comme il convient à des frères.
Nous ne saurions oublier enfin votre sollicitude pour les pauvres, votre concours empressé à toutes nos combinaisons philanthropiques, la générosité avec laquelle vous destinez aux malheureux, depuis plusieurs années, Tintégralité des énalaiofints de chancellerie.
Par toutes ce» «koses, Monsieur le ministre, se légitime botre attachement à votre personne et le souvenir que nous conserverons de vous. Veuillez agréer nos vœux les plus sincères pour que vous jouissiez longuement du repos que vous avez si bien mérité.
Paris, janvier 1883.
(Suivent 2876 signatures.)