livre qui sera très mérité et répondez-moi, je vous prie, sur ceci
Que faites-vous de la lettre à Viollet-le-Duc ?
Tâchez de m'obtenir un exemplaire pour lui.
J'en ai envoyé un à Benjamin Filhon, le plus célèbre archéologue de l'ouest ; j'en lais passer un autre à iM. Georges Perrot, de Tlnslilut.
M. Augé, qui ne me répond pas à ce sujet a bien tort de lésiner pour quelques exemplaires placés de la sorte ; c'est une leçon et une autre lois je prendrai mes précautions.
Prière de m'envoyer un exemplaire ou deux s'il est possible de mon portrait. Vous devez en avoir des épreuves ; mais vous avez été trop modeste en vous portraicturant dans l'ombre quand vous deviez au moins apparaître ex-œquo et en premier. Tout cela est très délicat, aussi comptais-je vous associer à quelque chose de grand et de véritablement utile.
Enfin, pour terminer, deux documents encore sur le Violon et les Chais. Le catalogue de la vente Conquet, en outre des exemplaires sur vélin et sur Japon avec aquarelles et autographes, mentionne un Album (n^ 38 — 320 fr.), contenant des croquis, 133 épreuves d'états différents et des autographes.
Cet album c'est celui de l'éditeur. Il y a un autre album c'est celui de l'auteur des vignettes. Celui-là ne comporte pas moins de 163 pièces avec surtout de longues listes de projets avec notes et observations de Champfleury, et des croquis divers. C'est là qu'on peut voir sur le sixième état seulement du Rêve de Dalègre, apparaître le paravent dont les contours rectilignes rassurèrent un peu cet excellent Conquet, troublé par l'horrible Japonais cher à Champfleury.
Enfin, quant aux chats par lesquels j'ai annoncé que
j^ronfispice inédif pour
« Ses Sensations de Josquin »
(( On m'a souvent demandé quel était le JOSQUIN mystérieux qui semblait connaître à fond le paris actuel et que personne ne connaissait .... »
février 1859.
UBRARY
CF THE L.,iVERSlTY OF ILU^'
IfriVII'MIV 01 1! I!
je devais terminer, voici ce qu'il faut dire. J'avais toujours admiré sur la cheminée du Salon de Sèvres un superbe chat jaune, que j'aurais bien voulu acheter à la vente en souvenir de mon ami ; ce souhait ne put se réaliser. Je ne fus pas prévenu a temps par cet excellent Gouellain qui avait poui tant suivi tout cela de prés, mais n'avait pu me renseigner. Heureusement j'appris que E. Gallé, l'artiste éminent que Ton connaît, fabriquait encore des chats de ce genre. J'entrai en relations avec lui, et il parait — comme on va le voir — que Champfïeury, très occupé, avait oublié de remercier l'auteur de
ce chai et sur ce je laisse la parole à Emile Gallé
(Nancy, 28 décembre 1894) :
Je vous rends grâce, mon spirituel maître, pour votre charmant envoi — le Chat cCaprès les Japonais. ■— J'ai lu avec un vif plaisir le nouveau livre que nos amis félins devront à voire j< lie plume. Je suis aise d'apprendre après^ nombre d'années, que JMaitre Cliamptleury avait bien reçu mon envoi, fait en toute humilité dans la joie que la lecture des " Chats m'avait causé. Ainsi, son majestueux silence ne marquait aucun déplaisir. Il garda mon cadeau et ne lit point, comme le pauvre Lélian (aliàs Choulette) de cristal, marché de €liair humauie Merci donc pour cette réparation poslliumeî Oui bien à yeux de verre jaune à robe brune, et de verre vert à pelage bouton d'or, en elfronté visage. Pourquoi un semis de trèfles ^non pas caries à jouer !)? C'était bien avant la venue de l'Extrôine-Orient, — au sortir d'une rhétorique au temps des Orientales et deux phi- Idsophies — quelque vision moresque
Puisque je suis en train de vous conter ma vie par le menu, sachez Monsieur (|ue j'ai quatre chattes, je suis un amoureux des chats. J'avoue a ma honte, d'homme et chrétien, que je leur témoigne sensiblement plus d'égards qu'à maint de mes contemporains. L'atlraction ne se raisonne
pdiSAlesàdimes Mimi'Moustache, Chiffon, Mistress Gnow'éi. Dame Peluc/ie mo sont des consolations. Les deux dernières, proviennent des bétes du corale de Montesquieu. Dame Peluche surtout, a tortoise cat, petite-fllle d une chatte qui a éprouvé quelque tendresse pour un Carlin me réjouit. Sa' culotte et son masque de velours noir, ses bariolures et son ruban vert-institut, le bruit d'un grelot d'or et d'un grelot d'argent ont des douceurs inénarrables. Si j'avais, Monsieur, le temps de travailler cà quoi il me plaît, je serais tenté de faire les effigies de ces êtres en toutes matières, et poses. Mais n'est-ce pas l'ère des " Salons ? Et le siècle ne va-tii pas finir.
Je vous enverrai un de ces horribles chats de faïence jaune, inspiration, résultat le plus clair de ces deux années
de philosophie et une de rhétorique D'après la couleur
de sa robe c'est un chat de lettres, il est à vous !
J'avais commencé ces extraits et ces notes en pensant
aux chatSj je les termine de même « Fattraolion ne se
raisonne ni no se diminue, elle augmente plutôt ».
MIREGOURT DE l'imprimerie CHASSEL