‹ Souvenirs sur la révolutionChapitre 25 sur 35 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ExpéHition d'Espagne. — Ruine de M. Ouvrard, — ExpJd.non d'Alger. — Mise en réforme. — Départ pour Édiiiibourg. — Missions à la Haye et à Saint-Pétersbourg. — Retour en France.

Le général Coutard, commandant la première division militaire, me transmit, le 3 1 décembre, Tordonnance si:,mée la veille, nommant le comte de Wall au commandement du département de la Seine et de la place de Paris ; jolies étrennes ! Ma femme était accouchée la nuit précédente. \''ers le soir, Je reçus la visite de l'aide de camp du comte de Wall, qui désirait prendre au plus tôt possession de son commandement et de l'hôtel. Je lui exprimai mon embarras par suite des couches de madame de Rochechouart; il me répéta que son général avait hâte d'entrer en fonction. Forcé de céder à des instances si pressantes, je fis enlever les meubles, qui presque tous m'appartenaient, et le 4 janvier, on transporta madame de Rochechouart sur un brancard dans mon nouvel appartement, comme on porterait un malade à Thôpital ! Grâce à Dieu, ce déménagement si proche de ses couches et ces émotions ne nuisirent pas à la santé de ma femme.

La nouvelle de ma disgrâce se répandit rapidement, ainsi que le prouve cette lettre de Siempkowski :

MKMOI K i:s INICDITS D U C O M r i: DIC UO C H KC H O U A R T. DOD

«Odessa, iG-iS janvier 182;^.

« Je vous écris, mon cher comte, pour vous remercier « de votre bon souvenir, et surtout pour vous faire part « du chagrin que j'ai eu de voir, dans la Galette russe de « Pétersbourg, que vous étiez remplacé par M. de Wall, (f Revenu de mon premier étonnement, j'ai réfléchi que « les journaux de Paris, qui nous arrivent directement, « auraient dû nous donner cette nouvelle, si elle était K vraie, beaucoup plus tôt ; comme il n'en est pas ques- « lion, j'aime à croire que le journaliste russe aura copié a une fausse nouvelle. J'attends avec la plus vive impa- « tience une lettre de vous, me détrompant complètement.

« M. James nous a dit que vous faisiez faire une belle « copie du portrait du bienfaiteur de nos contrées pour « la donner à Odessa; cette nouvelle a causé une Joie tt universelle, on possédera donc les traits si chers d'un « homme qu'on ne cesse de regretter. J'espère que cette a copie le représente en uniforme russe, tel qu'on avait « l'habitude de le voir ; M. de Castelaau pourra vous a fournir un modèle, veuillez me dire quand et comment a vous pourrez l'envoyer.

a Les habitants d'Odessa ont l'intention d'ériger une « statue au fondateur de leur ville ; la souscription vient « d'être ouverte à Odessa, et, malgré la stagnation des « affaires, elle marche bien ; on a envoyé des listes dans « les trois gouvernements et à Kiew, où l'afïluence des a Polonais, qui ont tant profité du port d'Odessa, nous a promet de bons résultats. Le gouverneur d'Odessa m"a « nommé du comité d'organisation et m'a chargé d'écrire « en France, pour proposer aux personnes qui ont joui « des bienfaits et de l'amitié de M. de Richelieu, de conte tribuer à celte œuvre de reconnaissance publique. Aprc3

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« avoir écrit à madame la duchesse de Richelieu, à mes- « dames de Monicalm et de Jumilhac, je m'adresse à a vous; vous agirez dans le cercle de vos connaissances, « vous pourrez convenir avec la général Pozzo de la « manière d'ouvrir votre liste de souscription, il pourra « vous assister auprès des Russes qui se trouvent à Paris. « On a décidé que la statue serait en bronze, les gelées et « les brouillards de la mer détruisent trop vite le mar- « bre ; elle regardera le port qu'il a créé, elle ornera la « place Richelieu, construite sur l'ernplacement des « anciennes casernes. Tout le monde vous aime ici et se « souvient de vous; on me charge d'une foule de souve- « nirs, etc., etc.

« J. Stempkowski. »

« Ourzouff était trop lourd pour moi comme entretien, « je l'ai vendu au comte Woronzoff; je vais faire bâtir « une maison modeste à Odessa, près de la mer, non loin « de la maison Blaremberg et de la cathédrale. »

Les grandes puissances de l'Europe se réunirent en Congrès à Vérone, pendant l'automne de 1821, pour discuter les affaires du royaume de Naples et examiner la situation de Ferdinand VII, roi d'Espagne, dont la couronne était menacée par les libéraux. Le vicomte de Chateaubriand, ministre des affaires étrangères, et le duc de Montmorency, ambassadeur à Vienne, représentaient la France. Le Congrès reconnut la nécessité d'une intervention armée contre l'Espagne^ et chargea la France d'exécuter cette décision.

Le discoursdu Roi, prononcé le 28 janvier 1823, à l'ouverture des Chambres, contenait la déclaration de guerre, et la nomination de S. A. R. Mgr le duc d'Angoulême

au commandement de Tarméc française. La foriune que madame de Rochechouart devait recueillir de son père ayant été engloutie par suite de cette expédition, je ne puis entreprendre de donner tous les détails sur la conclusion des marchés de vivres avec M. Ouvrard ni sur leur exécution, on m'accuserait de partialité; je tracerai seulement les grandes lignes de cette affaire, j'établirai des points indiscutables, renvoyant les personnes qui voudraient étudier à fond cette grave question à la discussion devant la Chambre des pairs, en juin et juillet 1826, aux rapports du marquis de Pastoret et du comte Portalis, enfin aux Mémoires de M. Ouvrard, imprimés chez Fain, en 1827.

La guerre déclarée, l'armée française se dirigea sur Bayonne, où S. A. R. Mgr le duc d'Angouléme, généralissime, arrivait le 3i mars. Il constata tout de suite que l'armée manquait de vivres, de chevaux pour le transport des vivres et des munitions, en un mot que rien n'était prêt pour entrer en campagne. Le comte Portalis, dans son rapport à la Chambre des pairs, s'exprime ainsi : « Le « foin, la paille, Tavoine manquaient également ; des « réquisitions tempérées par l'esprit libéral de nos institu- « tions constitutionnelles, l'amour des habitants, l'excel- « lente discipline de nos troupes, ont pu seuls fournir en « France à la subsistance de l'armée; ces réquisitions « étaient impossibles en Espagne. On avait besoin d'un « homme actif, entreprenant, qu'aucune difficulté n'ar- 'c rêtât. M. Ouvrard se présenta; qui pourrait dire qu'il « ne possédait pas ces qualités ? Ce n'était point au capi- « taliste qu'on s'adressait, mais à un homme de capacité, « d'expérience, dont les longues relations en Espagne <( étaient précieuses en pareille occurrence. »

Mgr le duc d'Angouléme, désolé de voir les jours s'é-

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couler et le résultat de sa campagne compromis, apprenant que M. Ouvrard, qui se trouvait à Rayonne, se préparait à entrer en Espagne pour des affaires personnelles,

lui lii écrire :

« M. Ouvrard est attendu aujourd'hui, à onze heures, « chez Son Altesse Royale, qui désire lui parler.

« Pour le major général, L'aide-major général :

a Baron de Mériage. »

Les négociations s'entamèrent de suite, et dans la nuit da 5 au 6 avril, les traités furent signés par « Charles « Sicard, intendant en chef de l'armée d'Espagne, sous a l'approbation de S. A. R. Mgr le duc d'Angouléme, « généralissime de l'armée d'Espagne, et M. Julien- « Gabriel Ouvrard ». Les prix acceptés de part et d'autre étaient identiques aux prix payés par l'Etat à MM. Vanderberghe et Doumerc, pour les rations des troupes casernées dans la région pyrénéenne.

Le 6 avril, M. Sicard écrivait au comte GuiUeminot, mjjor général :

« Mon Général,

« Vous savez combien est précaire la situation des ras- « sources qui doivent concourir à assurer le service de « toutes les opérations de l'armée. Ma conscience et « i honneur m'imposent l'obligation de ne pas vous dis- « simuler toutes les entraves que la méchanceté, l'impré- « voyance et l'ignorance semblent avoir multipliées dans « toutes les parties. J'ai fait tout ce qu'il était humainc- « ment possible de faire, mais il est un obstacle qu'au - « cune puissance humaine ne peut vaincre, c'est le

DU COMTE DE ROCH ECH O 11 A RT . SoQ

« manque de temps, l'absence des hommes et des choses. « Néanmoins, je m'empresse de vous informer que je « crois avoir trouvé l'homme qui nous créera tous les '.( objets dont on nous a laisse manquer jusqu'à ce jour. « Cet homme, c'est M. Ouvrard. 11 a déjà des opérations « majeures avec la régence d'Espagne, je n'ai donc pas « dû hésiter, dans la position critique où nous nous troucv vons, de recevoir les propositions que j'ai l'honneur de « vous adresser, et dont la prompte adoption peut nous « tirer de la situation fâcheuse où nous nous trouvons. « Je vous supplie de les transmettre à l'approbation de « Son Altesse Royale, et de me faire connaître si elle «. daigne donner son adhésion. J'ai l'honneur, etc., etc.

« SiCARD. )'

Le 6 avril, le duc d'Angoulême revêtit les marchés de son approbation, et le 7, Tarmée passait la Bidassoa. L'intendance ayant vidé ses magasins à Bayonne, en donnant trois jours de vivres aux hommes, le service du munitionnaire devait commencer à Tolosa. Mais on n'improvise pas du jour au lendemain un service aussi compliqué, où tout doit être réglé et prévu d'avance, dans un pays où surtout le fourrage est rare. Les premiers jours, M. Ouvrard dut faire d'énormes sacrifices pour remplir ses engagements. Le duc d'Angoulême et tous les chefs de corps ont constaté et certifié que, pendant toute la durée des marchés, tous les services de l'armée ont été assurés, les vivres de bonne qualité, et les distributions faites régulièrement et sans le moindre retard.

Le 8 avril, le comte Guilleminot remettait à M. Ouvrard la copie d'une lettre que le duc de Bellune, ministre de la guerre, venait de lui adresser :

5lO MÉMOIRES INÉDITS

« Monsieur le Comte,

« J^apprends indirectement qu'un marché pour les « vivres et transports de Tarmée a été passé avec M. Ou- « vrard. Les circonstances ont pu dicter cette mesure extra- « ordinaire, et sous ce rapport, /e dois l'approuver, mais a on oublie que le ministre de la guerre est seul respon- « sable des dépenses résultant de ce marché; que celui-ci « ne pouvait être légal sans Tapprobation authentique du « ministre de la guerre. Cette omission était facile à évi- « ter, puisque je me trouvais à Bayonne, mais je me suis « aperçu déjà plus d'une fois qu'on s'occupe aussi peu « des règles que des convenances. Du reste, je vous prie « de m'adresser ce marché à Paris, pour qu'il reçoive les « formalités sans lesquelles son exécution pourrait pré- « senter des difficultés. J'en approuve toutefois provi- « soirement les dispositions, ahn de lever les entraves « que le service administratif éprouve. Recevez etc^ etc.

« De Bellvne. »

Le 26 juillet, des modifications furent introduites dans les marchés, par une convention entre l'intendant Joinville, successeur de M. Sicard, et M. Ouvrard.

D'après le traité du 6 avril, le service devait durer pendant tout le séjour des troupes en Espagne, et M. Ouvrard comptait précisément sur la période de paix pour compenser les dépenses extraordinaires des premiers jours Après la prise du Trocadéro et de Cadix, on signa la paix. Le généralissime proposa la résiliation du marché, comme une chose qui lui serait personnellement agréable; M. Ouvrard n'hésita pas, il consentit à tout et reçut cette dépêche en échange de son désistement :

« Au quartier gémirai lic Breviesca, le 14 novembre 1823.

« Nous, Louis-Antoine d'Artois, fils de France, duc a d'Angoulème, etc., etc. ;

« Considérant qu'en vertu du traité d'occupation qui

« doit incessamment être conclu entre Sa Majesté Catho-

« lique et Sa Majesté Très-Chrétienne, les subsistances,

« les fourrages, le chauffage et les transports nécessaires

« aux troupes de l'armée d'occupation, dont M. Ouvrard

« a l'entreprise, aux termes du traité du 6 avril 1823,

« Gsront désormais à la charge du gouvernement d'Es-

« pagne, et voulant donner au munitionnaire tout à la

« fois une preuve de notre satisfaction sur la manière

« dont son service a été exécuté, et une indemnité pour la

« cessation prématurée de ses marchés, avons ordonné et

« ordonnons ce qui suit :

« Article premier. — Les fournitures de toute espèce, à « exécuter en vertu dudit traité du 6 avril, cesseront à « dater du i" janvier; elles seront, pourtoutela duréedu « service du munitionnaire, liquidées et soldées, d'après « les conditions et prix dudit traité.

« Article IL — Toutes décisions relatives aux fource nitures de l'armée, intervenues postérieurement aux « traités du 6 avril, sont et demeurent rapportées

« Article II L — Une ampliation de la présente « ordonnance sera adressée au munitionnaire général.

« Louis-Antoine. »

Le major général, en transmettant cette ordonnance, ajoutait :

« Monsieur le Munitionnaire gknkral,

« Je vous remetsci-jointcopied'uneordonnance rendue a par Son Altesse Royale, qui l'a revêtue de sa signature.

« Je suis chargé de vous demander votre adhésion aux « conditions exprimées dans cette ordonnance. Son Altesse « Royale veut employer ce moyen régulier de terminer M une affaire qui a donné lieu à tant de discussions; si a vous me remettez cet acte, tout sera terminé et scrii- « puleusement observé par le gouvernement Monseigneur « n"'aura plus de décision contestée, ou contestable. Je suis a bien persuadé que vous vous empresserez de m''apporter « Pacte d'adhésion que Son Altesse Royale désire recevoir a de vous. Recevez, etc., etc.

« Le major général, « Comte Guilleminot. »

Cette lettre était formelle, et après avoir donné son adhésion, M. Ouvrard pouvait se croire certain que cette importante affaire serait liquidée à Madrid, conformément aux traités du 6 avril; il n'en fut rien! Le comte de Bourmont prit le commandement de l'armée et Mgr le duc d'Angoulémese hâta de retourner en France; il avait accompli sa mission : Ferdinand VII était libre.

M. Ouvrard comptait rester à Madrid quelque temps, puisque, d'après les marchés, la liquidation devait s'effectuer dans cette ville; il me pria d'amener sa fille pour faire les honneurs de sa maison. Les difficultés commencèrent peu de temps après notre arrivée.

Le général Digeon, qui remplaça le comte de Bourmont dans le commandement de l'armée française, informa M. Ouvrard que la liquidation de son service se ferait à Toulouse, première violation du traité, qui stipulait

DU COMTE DE ROCH ECHOU AH T . 5l3

qu'elle se ferait à Madrid. M. Ouvrard protesta; le comte Digeon le prévint que s'il ne partait pas dans les vingtquatre heures, il avait ordre de le faire arrêter et conduire à la frontière. De plus, on posa les scellés sur les magasins; mesure absurde et inique, car toutes les denrées placées sous les scellés furent perdues, sans avantage pour personne.

Mon beau-père céda devant la force et partit pour Toulouse; et, voyant que la liquidation le maltraitait trop, il vint à Paris. M. Seguin, se disant créancier pour des avances faites au munitionnaire général, réclama son argent. M. Ouvrard demandait qu'il attendît la liquidation avec l'État. M. Seguin refusa tout délai et fit mettre son créancier à Sainte-Pélagie.

Pour trancher les nombreuses difficultés ou discussions sur les marchés, M. Ouvrard réclamait Tapplication de Particle XXI du traité :

« Article XXI. — Dans le cas où des contestations « s'élèveraient, pour Tinterprétation ou Texécution du « présent marché, soit entre l'intendant en chef de Farmée, « soit entre les agents du gouvernement et ceux du « munitionnaire, ces contestations seront Jugées par des « arbitres contradictoirement nommés, qui en cas de par- « tage, s'adjoindront un troisième arbitre pour prononcer. « Si les deux arbitres ne s'accordaient pas sur le choix du « troisième, chacun d'eux désignerait deux noms, et le « sort déciderait celle des quatre personnes qui devrait « trancher le désaccord. »

Violant une seconde fois les traités du 6 avril, et ne tenant aucun compte de l'article XXI, les ministres saisirent le Conseil d'Etat de cette affaire. C'est ainsi que l'on exécutait la promesse faite à Breviesca par le duc

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d'AngouIcme : « que tout serait liquidé suivant les clauses « du traité, qui serait scrupuleusement observé par le « gouvernement. »

Le conseil des ministres fit transférer M. Ouvrard à la Conciergerie le 25 avril 1825, sous l'accusation de corruption envers le général comte Guilleminot, l'intendant Sicard, le général Bordesoulles, etc., etc. Cette accusation entraîna de longues discussions à la Chambre des pairs; le gouvernement Tabandonna après les rapports du marquis de Pastorct et du comte Portails.

Mgr le duc d'Angouléme insista à plusieurs reprises, mais sans succès, auprès des ministres, pour que rengagement qu'il avait pris à Breviesca fût respecté. Mais le Conseil d'Etat opérait toujours sa liquidation, sans entendre M. Ouvrard, qui réclamait, outre les sommes déjà touchées, environ douze millions, dont la moitié lui avait été avancée par M. Seguin, banquier. M. Ouvrard fut déclaré créancier de TEtat de sept millions huit cent onze mille cinquante-huit francs quarante-quatre cen~ limes. Par cette liquidation, le munitionnaire aurait nourri à ses frais le 1/6 de l'effectif de l'armée! M. Ouvrard ayant employé toute sa fortune dans cette affaire, avant de recourir aux avances de M. Séguin, ne put lui rembour-^ scr SCS six millions, M. Seguin le fît déclarer en faillite!

Un ministre français que je ne veux pas nommer, eut le cynisme de dire à M. Ouvrard : « Si nous n'avions pas « craint que Mgr le duc d'Angouléme ne prît la poste « pour revenir à Paris, abandonnant son commandement, « on vous aurait fait arrêter à Vittoria. » Cette phrase explique tout.

En i832, pendant mon séjour à Edimbourg, causant avec lord S..., l'un des principaux hommes d'État d'An^ gleterre, la conversation tomba sur cette affaire de four-

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