‹ Souvenirs sur les commencements de l'Union St. Joseph de Montréal [microforme]Chapitre 6 sur 24 · DES · texte numérisé non relu

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inférieurs furent loués à des particuliers, après qu’on eut choisi le troisième étage pour les séances de la Société : on nomma la salle unique du troisième étage SaLzLe Sr. Josepx. Elle est louée maintenant plusieurs fois par semaine pour y tenir les assemblées d’autres Sociciés de secours mutuel qui se sont formées à Pinstar de la nôtre.

Pour exécuter ces travaux qui se firent tous pour argent comptant, la So-

ciété fut obligée, on le conçait, d’em-

prunter de fortes sommes d’argent à intérêt: mais on doit remarquer, à la louange de plusieurs membres de cette Association, qu’ils prêtèrent ce qu ils avaient d'argent, soit pour un an, soit pour six mois, et cela sans intérêt, pour faciliter les payements sur la bâtisse.

Un grand nombre aussi souscrivirent, et quelques-uns d’assez fortes sommes :

le montant des souscriptions payées s’éleva à $679. Nous donnerons les noms des donateurs à ‘a fin de ce travail, comme aussi nous donnerons ceux des généreux citoyens qui, par le montant de leurs sonscriptions réunies ($550), méritent nos sentiments de reconnaissance.

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Au reste, les bienfaiteurs de l’Union ne manquèrent en aucun temps. Son Honneur le Maire C. S. Rodier étant venu, plus tard, assister à une de nos séances, et remarquant que la salle n’était pas terminée, fit don à la Société de $50 pour aider aux travaux qui restaient à faire. Quelque temps après, M.

Starnes observa, à son tour, que la Société n’avait que des lampes ordinaires pour éclairer les séances et lui fit encore le don de $50 pour l’aider à s’éclairer au gaz, outre sa généreuse souscription à la bâtisse. |

On décida, en Septembre 1857, pour diminuer la dette de la bâtisse, de tenir un bazar qui eut lieu en Novembre et rapporta la somme de $370.82.

Depuis son origine, l’Association a toujours compté dans son sein des hommes de cœur qui lui ont été dévoués :

en tout temps, il s’est trouvé des mem-

bres de talents et de bonne volonté qui

ont travaillé avec zèle en faveur de la Société. C’est, surtout, lors de l’achat du terrain et de la construction de la bâtisse St. Joseph, que l’on a vu se déployer le

dévouement de plusieurs principaux membres de la Société ; nous ne pouvons tous les nommer ici, mais il serait injuste de passer sous silénce, outre les membres du comité de la bâtisse, MM.

Frs. Cusson, David Leblanc et Zéphirin Chapeleau qui ont fait des efforts inouïs, tant pour procurer à la Société des dons en argent venant de personnes en dehors de l’Association, que pour avancer les travaux de la'bâtisse. Quant à nous, J. A. Plinguet, qui avions alors l’honneur d’être, pour la première fois, Président de l’Union St. Joseph, notre conscience nous permet de dire, sans va-

üité, que nos efforts ont un peu contri- ‘bué au succès obtenu, et que, dans tous

les cas, notre bonne volonté en faveur de l’Union n’a été surpassée par celle d’aucun autre. Pour tous:les autres qui, d’une manière ou d’une:autre, ont pous-

‘sé au succès de la Société, il:serait trop

long d’en faire ici la nomenclature ; qu’il suffise de dire qu’en:tout temps :la

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La question qui, sans contredit, fut la plus débattue dans les séances, fut la question d’un Prêtre Visiteur, question qui, pendant plus de trois ans, revenait, presqu'à chaque séance, à l’ordre du Elle fut enfin resnlne dans lathrmaiive et le quatre Mars 1857 on passait une résolution pour prier Monseigneur l'Evêque de Montréal de vouloir bien nonmer un Visiteur à Union St. Jo: seph. Sa Grandeur eut la bonté de nommer Monsieur E. C. Fibre, un des … Chanoines de la Cathédrale, qui, depuis … qu’il remplit cette charge, nous a bien …. fait voir qu'on n'aurait pas dû tant redouter sa présence au milieu de nous.

Le deux Janvier 1865, ia Société crat bien faire en changeant je non de Visiteur en celui de Chapelain, que M.

” Fabre voulut bien accepter.

… Ala séance du 25 Mai 1°57, il fut … résolu d'acheter quelques volumes trai- * tant d’arts et métiers: ce fut un vommencement de biblinthèque qui s’augmenta par deux ullocations de $200 chacune, que fit le Gouvernement à cette … Association, lorsqu'il crut pouvoir favo-

riser l’établissement de bibliothèques dans chaque Société de bienfaisance et dans chaque Institut de la Province ; mais comme il se glissa, en plusieurs endroits, des abus dans l’emploi de ces allocations, elles furent discontinuées.

La Société n’aurait reçu qu’une fois cette allocation, sans le zèle d’un de ses membres, M. F. Cusson, qui fit en cette occasion et à ses propres frais le voyage de Turonto, où siégeait alors le Parlement, vit et pressa les membres de l’Admninistration, et obtint par son in:

fluence la seconde allocation qui fit grand bien à l'Association. La biblio:

thèque de l’Union St. Joseph se composait alors de 800 volumes sur les arts et métiers, histoires et ::mans moraux.

Un grand nombre de ces volumes sont aujourd’hui perdus ou fortement endommagés par l’usage fréquent qu’en ont fait les membres.

A la séance du 22 Novembre 1857, il a été décidé que ceux qui demanderaient à faire partie de notre Association seraient auparavant soumis à l’examen d’un médecin, et le Docteur E. d’Orsonnens, demeurant au centre de la cité,

délib.

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bibliothèques enfaisance et la Province ; , en plusieurs mploi de ces iscontinuées.

qu’une fois e d’un de ses qui fit en cette frais le voya.

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mbre 1857, il ui demaändee Association is à l’examen eur E. d’Ortre de la cité,

a été choisi pour le médecin de la Société, le 7? Décembre suivant.

En Novembre 1858, il y ent plusieurs soirées dramatiques organisées par des membres au profit de la Société. La première produisit la somme de $35.33, la seconde celle de #29 90 et la troisième ceile de #23 : en tout $88.23.

En Mars 1859, il s’éleva quelques difficultés entre plusieurs meimbres ; on soulevait plnsieurs questions, entr’autres celle-ci : Est il à propos de délibérer sur la question de savoir si l’on pourrait permellre au Visileur de prendre part aux délibérations ? Plusieurs membres écrivirent à M. Fabre pour avoir son opinion sur ces différentes questions Celui-ci répondit par une lettre qui fut lue dans une séance de la Saciété, et sur la question précitée, sa réponse fut “ que le “ Visiteur avait pour mission de signaler ‘tout ce qui intéresse la foi ou les

. mœurs ; qu’il n’avait pas besoin de

“ pouvoirs plus étendus ; qu’en consé- ‘ quence, il priait lesmembresde l’Union ‘ St. Joseph de vouloir bien ne pas per- “ dre leur temps à discuter cette motion,

“ sielle était offerte à la diseussion ; qu’en d’autre: termes, il était inutile ‘ de vouloir lui donner un pouvoir dont 6‘ j| ne se servirait jamais.” Cette lettre eut pour effet de mettre fin aux discussions désagréables qui avaient lieu aux assemblées de l’Union St. Joseph depuis près de deux mois.

Le 5 Septembre 1859, les murs de la Salle St. Joseph furent décorés de trois portraits bieu chers à la Société, celui de Monseigneur l’Evêque de Montréal, celui de M. Fabre, le Visiteur, et celui de M. Leclaire, le Fondateur. Ces photographies encadrées avaient été payées par les contributions volontaires des membres de la Société.

Jusqu'en Août 1860, les officiers s’étaient toujours fourni d’insignes à leurs frais, mais à la séance du 7 de ce mois, il fat décidé de faire faire deux colivts brodés, l’un pour le Fondateur et l’autre pour le Président, et des insignes parti.

culiers pour les autres officiers aux frais de la Société, et de renouveler les insignes pour les membres, vû que les anciens n’étaient pius convenables.

, discussion ; il était inutile pouvoir dont ” Cette lettre n aux discusaient lieu aux Joseph depuis

es murs de la corés de trois Société, celui de Montréal,

iteur, et celui

ur. Ces phont élé payées lontaires des

, officiers s’éignes à leurs 7 de ce mois, deux colicts eur et l’autre signes partiiers aux frais eler les insià que les anables.

+“ L’inauguration de la Salle S1. Joseph … eut lieu le jour de la fête St. Joseph, 19 4 Mars 1861, sous la présidence de M.

* Matthias Jannard. Mgr. de Montréal, … les Supérieurs du Séminaire St. Sulpice, du Collége Ste. Marie -et des RR. PP.

‘Oblats avaient honoré la Société de leur présence, ainsi que les principaux citoyens de Montréal. L’Association fut, à cette occasion, félicitée des succès qu’elle avait obtenus, et encouragée à persévérer dans la voie qu’elle avait si .. bien commencé de parcourir.

MM. Robert et Morin, entrepreneurs, qui avaient terminé les travaux de la Salle St. Joseph, firent présent à l’Asso- . ciation d’une belle statue de son patron qui décore cette salle. Cette statue fut bénite par le R. P. Michel, de la Compaguie de Jésus, et la salle le fut, à son

our, par le Visiteur M. Fabre, le 13 Mai

Tout le monde sait combien l’Asso- -ciation est utile à un pauvre homme qui … tomhe malade et qui peut l'être longtemps. Il y a quelques années, un gr.

con, Joseph Gauthier, en.fut une preuve

SL

sensible. Il eut le malheur de perdre Îa raïson, et depuis le 14 Janvier 1857 jusqu’au jour de sa mort qui n’eut lieu que cinq ans après, le 18 Janvier 1862, il fut soutenu par la Société qui lui fournit pendant ce temps la somme de #783 ; de plus, la Sociéié le fit enterrer :

ce qui porte la dépense de la Saciété pour un seul de ses membres à #803.

En 1862, la fête patronale se fit aussi solennellement qu’elle se faisait depuis quelques années. Après la Messe à laquelle assistaient, eomme d'ordinaire, Son Honneur le Maire et les Présidents des différentes Sociétés canadiennes, dont plusieurs accompagnèrent la Société durant sa longue procession, l’Union St. Joseph se mit en marche et défila par les rues Ste. Catherine, Visitation, Ste, Marie, Notre-Dame, McGill, Craig, St. Antoine #1 Ste. Marguerite, pour monter au palais épiscopal. L'Evêque devait, ce jour-là même, partir pour la Ville Eternelle, et la Société saisit avec bonheur cette circonstance pour aller en corps saluer Monseigneur de Montréal avant son départ, Le Pré. sident, M. Benoit Bastien, se détacha

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de la procession pour remplir cette honorable mission, et prier Monseigneur l’'Evêque de présenter, de la part de l'Union St. Joseph, au Souverain Pontife, la somme de $100, comme sa part de contribution au Denier de St. Pierre, En félicitant la Société de cette manifestation, l’Evêque dit qu’il la remerciait du zèle dont elle faisait preuve à son égard et envers le Souverain Pontife ; il asaura qu’il ne manquerait pas de dire à notre St. Père le Pape quels beaux sentiments envers Sa Sainteté animaient la population de Montréal et en particulier les membres de l'Uaian St. Joseph.

Après avoir promis de faire bénir cette belle Saciété par le premier Pasteur des peuples, Monseigneur de Montréal don:

na lui-même sa bénédiction à l’Association et se retira en laissant tout le monde heureux et sensiblement affecté.

La Société ayant recruté des membres dans les différents quartiers de la ville, il eût été dificile d'obliger tous ceux qui voulaient entrer dans l’Association, d'aller trouver le même médecin qui, paturellement, aurait été quelquefois

bienéloigné. On nomma donc deux nouveaux médecins: M. D. Archambault, pour le quartier ouest, le 7 Avril 1862, puis M. A. Dagenais, le 4 Avril 1864, pour le quartier est de la ville,

L'Union St. Joseph assista, en 1862 pour la première fois, à la procession du très Saint Sacrement et a toujours continué d'y assister depuis. Cette année-là, une souscription volontaire des membres permit d’élever une arche de verdure vis-à vis la Salle St. Joseph en Phonneur du S:. Sacrement.

Le nombre des associés augmentant de jour en jour, et les membres ne pouvant verser leur contribution que pendant les séances, les officiers chargés de retirer ces contributions ne pouvaient plus suffire à la b-sogne. Il fut résolu à la séance du 5 Avril 1863 de nommer un second Trésorier, un second Collecteur-Trésorier et un second Assistant.

Collecteur-Trésorier qui furent, en effet, nommés au premier Mai suivant.

La guerre civile entre les ‘ÆEtats du Nord et ceux du Sud de l’Amérique ayant suspendu, en grande partie, la

cultu Fran forte bre < millie ouvri vie a pavé, à doti sousc qui d furen:

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nt, en effet, ivant.

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culture du coton, les manufactures de France et d'Angleterre en ressentirent fortement le contre-coup Un grand nombre de maisons qui employaient des milliers de bras, furent fermées, et les ouvriersqui auparavant y trouvaient la vie avec le travail, se trouvèrent sur le pavé, n’ayant pas un morceau de pain à douner à leurs familles. Des listes de souscriptions s’ouvrirent dans le Canada

qui devait la vie à la France; elles

furent bientôt couvertes des noms de ceux qui se faisaient gloire de leur origine, et qui surtout voulaient tendre une main amie à des frères en détresse, L'Union St. Joseph ne demeura pas non plus en arrière : les membres de la Se-

-ciété souscrivirent de bon cœur une

somme de #100 qu’ils expédièrent aux

| pauvres ouvriers.

Les affaires de la Société augmen-

taient chaque jour, et de temps en temps

il en venait du dehors. L’otflice du Se-

-crétaire-Archiviste fût devenu nne véri-

table charge, s’il fût demeuré seul ; on résolut donc le 5 ‘Octobre 1863, de nommer un Secrétaire-Correspondant,

I! devenait aussi nécessaire de faire choix d’un Avocat pour la Société.

Comme M. (. A. Leblanc avait déjà rendu de nombreux et importants ser.

vices à l’Association avec une générosité bien rare, (nous sommes heureux de lui en rendre ici un public hommage en lui en témoignant notre reconnaissance au nom de la Société), ii fut nommé d’acclamation Avocat de l’Union St. Joseph le 2 Novembre 1863.

La raison qui nous a fait rechercher et co-ordonner tous les faits qui se rapportent à l’Union St. Joseph, a été la pensée qu’il pourrait être agréable à nos successeurs de connaître tous nos faits et gestes dans une chose qui les inté:

ressera, nous espérons, autant que nous :

Ja même pensée a dû être dans l'esprit des membres qni ont proposé ‘de faire faire les portraits de tous le« Présidents de la Société. Ils voulaient faire connaître, à nos enfants et à nos neveux qui, à leur tour, siégeront dans notre Salle, les traits de reux qui avaieut su conduire, avec sûreté à travers les écneils, la barque de PUnion. 11 fut donc résolu,

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int que nous :

dans l'esprit osé ‘le faire Présidents nt faire conneveux qui, notre Salle, eut su conles écueils, donc résolu,

le * Décembre 1863, que l’on ferait faire un grand cadre qui eontiendrait d’abord au milieu, le portrait du Fondateur, et ensuite tout autour, celui de tous les Présidents de la Société, et qu’on y réserverait une assez large place pour les Présidents à venir. M. Ant. Bazinet, photographe et membre de l’As-ociation, offrit de prendre tous les portraits gralis, ce qui fut accepié avec rrconnaissance. Ce cadre a été placé dans la Saile de l’Union le 24 Avril 1865.

+ À la séanee du 4 Juillet 1864, la Société décida de prêter pour cinq ans $6,000 à la Corporation de Montréal, en achetant des bons de l’Aqueduc à 6 pour cent d’intérêt payable tous les six mois, Après cet achat, il ne restait que #32 au crédit de la Société à la Banque d’E-

A peine l’Union St. Joseph comptaitelle quelques mois d’existence, qu’en voyaut le développ-ment qu’elle prenait et le succès qu’elle obtenait, et surtout qu’en attendaient les membres, plusieurs personnes voulurent établir d’autres Associations dans le même but.

Ainsi se formèrent successivement, dans la ville de Montréal, les Sociétés suivantes dont la plupart sont déjà dans 4 un état très prospère; nous ne parlons @ ici, bien entendu, que des Sociétés Canadiennes-Françaises :

Date de la fondation. Fondateurs,

Noms.

L'Union St, François-Xa.

vier ...

Société bienveillante ‘de Nutre-Dame de Bon- SeCOUTS, 0 oc...

Société Canadien. des Menuisiers et Charpentiers.

Union St. Antoine .....,

Mai 1853 |Rév. M. Eust, Picard,

1er juil. 1853|Joseph Corriveau.

6 déc 1853. |Antoine Mayer.

2 mai 1866. |Rév. M. Eu«t Picard et Gab. L, Rolland.

Caisse d'Economie de la

‘Congrégation St. Miche!\6 mars 1869. foi Durbaree et L. gen Union St. Pierre. .... ee. 19 avril1859 Plusieurs ouvriers,

2 janv. 1863.|J. B. Villeneuve,

diens-Frauçais .......

lermurs 1863| Alexis Dubord.

“Union St. Jacques...

Caisse de Bie-nfaisance de Tempérance,Section St Joseph......... ..... 6 sept. 1863.|C. S Rodier. Union kr Micheldes Saint<|8 avril 1864 |Charles Allard. Caisse de bienfaisance de Tempérance, een St.

Jacques ... ......., 15 avril 1864 Joseph Beaucaire. Snciété St. Ignace... .122 avril 1864/L4, Cailixte Garnier, ù Union St. Roch ....... ler mai 1864/Henr: Louis.

“Caisse PERS de St Roch . tbe Alan 1865/Prre. Jacq. Beaudry,

mr

De toutes ces Associations, il yena quelques-unes qui, comme leur nom

l’inc clas nôtre les adm vrie disti des leur de le quel donc tuel goût rité €

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C’es Paxi Si ce trop

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vement, dans Sociétés suint déjà dans s ne parlons es Sociétés

Fondateurs,

r. M. Eust, Picard.

ph Corriveau,

ine Mayer.

. M. Euat Picard Gab. L, Rolland.

Ducharme et L, Prégen, eurs ouvriers,

Villeneuve, is Dubord,

Rodier, es Allard.

Beaucaire, ailixte Garnier.

uis.

Jacq. Beaudry,

il yena leur nom

% l'indique, ne reçoivent qu'une seule classe d'ouvriers ; d’autres, comme la nôtre, reçoivent ious les ouvriers, mais les ouvriers seulement ; queiques-unes admettent les marchands avec les ouvriers, et deux enfin qui ne font aucune distinction dans la profession ou l’état des membres qu’elles admettent dans leur sein : de sorte que toutes les classes de la Société peuvent trouver accès dans quelqu’une de ces Associations. [ y a donc assez de Sociétés de secours mutuel à Montréal pour satisfaire tous les } goûts, et nous croyons proclamer une vérité en disant qu'il y en a autant qu'il est nécessaire à tous les ouvriers de la ville.

C’est surtout dans le cas présent que l’axiôme, l'Union fait la force, est vrai.

Si ces sortes d’'Associations devenaient trop nombreuses, il y en aurait qui naturellement auraient peu de membres, sans beaucoup d’espoir de se recruter, puisque presque tous les ouvriers ont déjà fait aujourd’hui leur choix: comment alors pourraient-elies se maintenir ?

Qu'il arrive quelqu’accident qui leur donne des malades et des veuves à soutenir, et leur occasionne des dépenses

au-dessus de leur rerctite, on voit de suite telles Sociétés tomber et jeter tout probablement du discrédit sur les autres.

Nous dirons donc à tous les ouvriers de Montréal : ‘* Amis, unissons-nous, mais “ne nous désunissons pas; en fait de Sociétés de secours, nous avons de quoi choisir parmi celles qui sont déjà établies; tenons-nous-en là, si nous vou- “ Jons maintenir honorablement celles ‘ qui existent. ?

Aux environs de la ville, dans les

limites mêmes de la paroisse, se for-

mèrc nt encore les Associations suivantes qui meritent notre estime et auxquelles nous souhaitons succès et longue vie ; ce sont : À

L’Un'on St. Jean-Baptiste du village St. Jean-Baptiste. L'Union St. Louis du village St. Louis, L'Union St. Heuri du village St. Heuri.

Dans les campagnes surgirent aussi des Associations de secours auxquelles l'Union St. Joseph de Montréal a prêté son expérience et ses conseils, pour les faire réussir. C’est avec plaisir que nous saluons de temps en temps l'apparition de ces Sociétés-sœurs : nous voudrions en voir une établie dans chaque paroisse

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connai “es dif Munées L'Union :

Institut 2Uuion Uuivn L'Union Union Union ‘Union ML’Union A Mi secours ête pa néreu) embre qui dev travail | alors à les Soci

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pus suivantes t auxquelles longue vie ;

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girent aussi auxquelles

tréal a prêté

ils, pour les

isir que nous l'apparition s voudrions que paroisse

du Bas-Canadu. Voici celles que nous “connaissons, qui se sont établies dans îles différentes places ci-dessous dési- Munees :

‘Union St. Joseph de l’[ndustrie, à foliette. Institut des Artsuns de Joliette.

Union St. Joseph de St. Jean.

*Uuivn St. Joseph d’Iverville.

“L'Union St. Joseph d’Ouawa.

LU niou St. Joseph des Trois-Rivières.

"Union St. Joseph de St. Sauveur de Québec.

‘Union St. Joseph de Notre-Dame de la Pointe-Lévis. MAL’'Union St. Joseph de Burlington, Vermont, E.-U. A Montréal, chacune des Sociétés de pecours avait à chômer chaque année sa “HJéte patronale, ce qui devenait un peu “bnéreux pour les ouvriers qui étaient membres de plusieurs Associations et qui devaient perdre plusieurs jours de travail pour chômer ces fêtes. On pensa alors à former une union entre toutes les Sociétés de secours pour ne célébrer qu'une seule fête. C'était, d’ailleurs, un “imoyen de réunir, sous les yeux de la religion, en une seule Société de frères, AHioutes ces Associations qui jusqu'alors “ne s'étaient connues que de nom (*).

0 (* Depuis que ceci est écrit, des démarches nt êté faites pour réunir en une seule les différentes Sociétés de secours mutuel qui existent aujourd’hui dans la ville dde Moutreal ; espérons que ces démarches obtiendront

+ espere cour figues

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C’est à la séance du premier Août 1864 de l’Union St. Joseph qu’il en fut question pour la première fois, et l’on y déeida de convoquer une assemblée des officiers des différentes Sociétés pour traiter ce sujet. On discuta longtemps ce projet, qui ne fut définitivement adopté qu’au printemps de 1865. L'on choisit d’Août de chaque année pour célébrer la fête patronale commune, sous le patronage de l’Immaculée Conception de la très Sainte Vierge Marie ; on décida aussi que les différentes Sociétés prendraient leur rang en procession suivant l’ordre de leur âge, et que les honnrurs de la fête seraient donnés alternativement à chacune d’eiles, en commençant par la plus ancienne.

Voici les noms des Sociétés qui s’unirent pour chômer la fête commune :

L’Union St. Joseph. . L'Union St. François-Xavier.

L'Union St. Antoine.

L’Union St. Pierie.

leur but, et alors l'Association qui subsistera formée de toutes les Sociêtes de secours sera la Societé la mieux fondee et ia plus prospère de toutes les Associations tait Canadiennes que de toute autre nation qui pourrOnL exister en Canada.

le second mercredi du mois

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ibsistera formée de Societé la mieux s les Associations e nation qui pour-

L'Association de Bienveillance des Bouchers Canadiens-Frençais.

L'Union $t. Jacques.

L'Union St. Michel des Saints.

La Société St. Ignace.

Quelques Sociétés ne voulurent point acquiescer à ce projet, dans la crainte, croyons nous, qu’il ne réussirait pas.

Ces craintes étaient exagérées : la fête fut splendide. Tâchons d’en donner une petile esquisse :

Dons la procession, on vit plus de 2,000 personnes marcher en ordre, tous bien mis, le visage rayonnant et le cœur piein d’enthousiasme. L'Eglise Parois.

siale, qui avait été jugée seule capable de contenir tous les metnbres, était magnifiquement décorée et avait revêtu ses plus beaux ornements, La Messe fut célébrée par M. E C. Fabre, Chapelain de PUnion St. Joseph, et le sermon dooné par M. Giband, Curé d'office. La Messe en musique fut chantée par un chœur sous la direction de M. Perrault, Prêtre de St. Sulpice. Nous devons con:

signer ici, comine marque de notre reconnaissance envers les Messieurs de St. Sulpice, qu’ils voulurent bien faire D

remise aux Sociétés réunies de la somme qui leur devait revenir, tant à eux qu’à la Fabrique, dans cette fête ; ils eurent encore l’obligeance de nous remettre le montant de la collecte faite pendant le service divin. Et la surprise fut grande et bien agréable pour nous tous, lorsque l’on vit, dès la veille de ia fête, flotter sur les tours de Notre Dame les drapeaux français et britannique et lorsque l’on entendit le gros bourdon annoncer notre fête à la ville, comme il avait coutume d’anroncer les fêtes les plus solennelles de l'Eglise et la grande fête nationale de St. Jean Baptiste.

Après la Messe, la procession se remiten marche par des rues riches de décorations et se rendit à la Salle St.

Joseph, point du départ du matin, où M. Plinguet, Président de l’Union St.

Joseph, félicita tout le monde de l’enthousiasme qui avait paru dans cèlie

belle fête des ouvriers ; puis il invita à

adresser la parole à l’assemblée le Rév.

M. Picard, l’Hon. M. Chauveau, MM.

Narcisse Valois et Médériz Lanctôt et MM. les Présidents des Sociétés étran

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es de la somnir, tant à eux cette fête ; ils » de nous recollecte faite Et la surprise ble pour nous Ja veille de ia le Notre Dame britannique et gros bourdon ille, comme il r les fêtes les se et la grande Baptiste.

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u matin, où le l’Union St.

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ais il invita à:

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auveau, MM.

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gères qui avaient été invités : tous trouvèrent des paroles éloquentes pour engager les Sociétaires à continuer leur belle œuvre.

Le soir, eut lieu un concert en faveur des orphelins des différentes Sociétés :

la salle de PHôtel de-Ville fut comble et la recette considérable.

Maintenant que ce projet de réunir les Sociétés dans une seule fête cummune, est à létat de fait accompli, espérons que les Sociétés qui n’ont, pour une raison ou pour une ?utre, pas voulu nous joindre l’année dernière, vont s’empresser de le faire, et que, cette année, toutes les Sociétés de se cours s’aniront comme un faisceau; et qu'elles célèbreront une des plus belles fêtes dont nous puissions être témoins.

À la fin de ce travail, on trouvera le résultat des élections semestrielles qui ont eu lieu à l’Union St. joseph, autant que nous avons pu nous les procurer, en y comprenant les élections extraordinaires des Présidents, qui eurent lieu quelques fois dans Pintervalle des six

mois, ainsi qu’un résumé des rapports des Trésoriers faits à la fin de chaque semestre. On Sera bien aise, nous aimons à le croire, de trouver réunis les noms des Officiers de la Société, et de pouvoir juger d’un coup d’œil des progrès graduels de l'Association. Nous donnerons aussi la liste de nos confrères que nous a enlevés la mort depuis la fondation de la Société ; car quoique séparés d’eux pour un temps, nous ne devons pas les oublier.

Nous allons terminer cet aperçu de Phistoire de l’Union St. Joseph, en mettant sous les yeux de nos lecteurs | le dernier rapport du comité de régie | pour le semestre finissant le 31 Octobre 1865 :

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