‹ Souvenirs sur Madame de Maintenon (volume 2)Chapitre 54 sur 112 · Correspondance générale, t. IV, p · texte numérisé non relu

Correspondance générale, t. IV, p

« Je crains, à force de questions, de vous faire repentir de notre amitié, mais le temple de Delphes étoit toujours plein, à cause de la confiance qu'on avoit en l'oracle.

» LOUIS-AUGUSTE DE BOURBON

« Je ne veux point faire votre éloge, car je suis trop jeune pour entreprendre un si grand ouvrage, mais je dirai seulement, pour donner quelque teinture de vous, que vous avez su accorder la faveur du plus grand Roi du monde avec l'amitié de tous ses sujets.

» LOUIS-AUGUSTE DE BOURBON'

« Je suis au désespoir de vous voir rougir de moi. Je renonce dès ce moment au tric-trac; si vous voulez je renoncerai à la chasse, qui est mon unique plaisir, au billard aussi s'il le faut. — Je ne demande que de savoir à quoi m'en tenir; j'avois dit au Roi que je devois demain aller à la chasse et jeudi aussi; je n'irai donc point, j'y envoierai. Enfin il n'est rien que je ne fasse pour vous empêcher ce mot de rompre avec moi, sans songer au tort que cela me feroit dans le monde. — Je sens bien que nous ne serions pas longtemps brouillés, et que je ne pourrois soutenir la

vie, si vous ne m'aimiez et y prenez autant de part que mérite l'amitié que j'ai et que j'aurai toujours pour vous.

» LOUIS-AUGUSTE DE BOURBON1

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