I.NÎKODLCI'lON. XLVll
trùlés, cîi prenant j>our gnides la candeur et la ]»iélé, là où La Bcauniellc n'avait mis (ju'infidélité et irrespect, en employant des documents aussi précieux que les Mémoires de mademoiselle dWumale et les Souvenirs de madame de Caijlus, encore inédits, ne pourrait-on pas rédiger un livre nouveau, intéressant, piquant, qui se substituerait, par l'intérêt (juil présenterait et par l'accent de la vérité, au livre de La Beaumelle, sans qu'on aiïectàt de vouloir le réfuter.
C'était reprendre, sous une autre forme, le travail de Pénélope qui se poursuivait depuis si longtemps. Mademoiselle d'Aumale n'avait qu'à continuer ses recherches et sa rédaction. Elle le fit, en s'aidant de ses propres Mémoires, de ceux de madame de Caylus et d'autres documents, publiés ou non, qu'elle avait réunis. Son neveu, M. d'Aumale, l'aida probablement de son vivant; après la mort de sa tante, il « mit en ordre » — ce sont ses propres expressions — les manuscrits qu'il trouva dans son cabinet.
Laissons-le, d'ailleurs, parler lui-même; le travail achevé, il s'explique en ces termes : « Cet ouvrage n'est composé que des manuscrits de feu mademoiselle d'Aumale. Héritier de sa petite bibliothèque, j'ai Irouvé épars, çà et là, [)lusieurs