Taplianel, pp. â'Q et suiv
XL^'I I .N ï )^ 0 D U C T I 0 .\ .
La Beaumelle entra, paraît-il, un instant, dans CCS vues. La plaisanterie et le gain le séduisirent peut-être. Mais sa vie haletante ne lui laissait plus de suffisants loisirs. Madame de Louvigny dut renoncer à ce nouveau rêve.
L'idée cependant faisait son chemin. Quand le livre de La Beaumelle fut publié et qu'on put mesurer la grandeur du mal, on ne songea que davantage à sauver ce qui pouvait être sauvé. Le groupe des d'Aumale et de Louis Racine se remit à l'œuvre. Il est probable que, de Saint-Cyr même, on s'adressa à mademoiselle d'Aumale el qu'on la supplia, elle qui savait tant de choses et qui avait reçu les dernières confidences, elle qui avait déjà rédigé ces premiers Mémoires dont le récit agréable et touchant était goûté depuis longtemps, de reprendre la plume et d'écrire enfin un tableau complet de la Vie de la fondatrice, tableau que l'on pourrait opposer à la malheureuse publication de La Beaumelle. Il semble bien que, depuis longtemps, mademoiselle d'Aumale y travaillât d'elle-même.
La situation était délicate. Une réponse directe était impossible. Mais ne pourrait-on pas, en reprenant toute la trame de l'existence, en ne se servant que de documents soigneusement con-