PRÉFACE
inépuisable, Son art, comme l'art des grands maîtres,
sera toujours sujet à commen taires et à découvertes S mais
l'auteur a écrit tout ce que la noble personnalrté de l’artiste et de l'ami lui avait dicté pendant les vingt-cinq années de leur étroite liaison.
Aujourd "hui que sa tâche est accomplie, et que, comme un rapsode, 1l a recueilli ses souvenirs et ceux des amis de Rousseau, 1l remercie les compagnons de son enfance, de sa jeunesse et de son âge mür qui ont ue voulu le secander.
Et d’abord, il remercie MM. Lorentz et Jules Bouneau, qui l'ont connu dans sa première adolescence.
Il remercie Jules Dupré et Diaz, qui l'ont vu aux pris
qui ont été fréquemment les témoins de ses labeurs ei de
s avec la pauvre té et les NE des écoles, et
ses Fa
Il remercie François Millet et Charles Tillot, qui ont si pieusement assisté le grand artiste dans sa dernière maladie et jusqu'au jour de sa mort.
Il remercie tous les hommes attachés au talent ou à la personne de Rousseau qui se sont mis en communication avec lui, et l’ont éclairé souvent par une lettre, par un mot, par un trait de mémoire sur des incidents curieux de sa vie, et lui ont donné la clef de certaines circonstances restées jusqu'ict He ou douteuses. Parmi ces hommes qui ont conservé ] r Rousseau le culte des souvenirs, 1l doit un . de nt à MM. Frédéric Hartmann, Charles Le Roux, le docteur Turpin, Rocque, de Knyff, Arthur et Alfred Stevens.
PRÉFACE RNTUL
Il est un ami de Rousseau auquel il aurait voulu rendre publiquement hommage, comme à un de ses plus anciens et de ses plus constants admirateurs; mais cet
ami est alle le rejoindre dans la mort, consumé par une
vie de sacrifices et d'enthousiasme, Joly-Grangedor, qui
fut peut-être le plus ardent de ses défenseurs au temps
des dures épreuves de l'artiste; Joly, qui a emporté avec lui toute une mine de recherches savantes, d'archives contemporaines et toute une série d'impressions vivantes, dans lesquelles Rousseau tenait une des premières places. L'auteur ne peut plus que saluer son ombre et lui dire: Au Revoir (1)!
Et maintenant qu'il a donné un corps à ces Souvenirs, 1l appelle de ses vœux un Vasari qui leur donnerai l'âme, et qui consacrerait à Rousseau une biographie
digne du peintre et digne de l’homme.
Décembre 1871.
(1) Jules Joly, dit Grangedor, était peintre et écrivain d'art. Élève d'Eugène Delacroix, il exposa à plusieurs Salons, écrivit dans de nombreux journaux, fit des expériences pratiques sur la photographie et son application supérieure, professa à plusieurs écoles populaires de Paris, et fit des conférences remarquables sur l'art, à Paris et dans la province. Né à Clermont (Oise), en octobre 1818, il est mort à Paris, le 25 octobre 1871.
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