‹ Souvent homme varie: come?die en deux actes et en versChapitre 3 sur 32 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

BEPro.

Tu veux que^ chaste^ elle consente ?

TROPPA.

Fais comme moi.

(Il lui montre une maison dans le parc.)

Ci-gile une enfant ravissante Que tu ne connais pas et que nul ne connaît.

Ma maîtresse I Seize ans. Un petit cœur qui naît! Un ignorant babil où la grâce se mêle !

BEPPO

Personne ne te sait son amant ?

TROPPA.

Pas même elle.

BEPPO

Railles-tu?

TROPPA.

Quand je dis que je suis son amant^ C'est que j'ai résolu de Têtre incessamment.

Mais je ne Ten ai pas encore prévenue.

BEPPO

Tu la loges !

TROPPA.

Je t*eii aurai, mon cher^ une toute pareille.

Pourquoi ? Ta Lydia me convient à merveille.

Est-ce que tu serais jaloux jusqu'à ne pas Vouloir que je lui donne une ou deux fois le bras? Si ton idée est bonne^ en quelques jours je change Le cœur de Fideline^ et je te rends ton ange.

TROPFA.

Si Fideline allait être un mois à changer ?

Lydia là-dedans ne peut pas s'engager

Pour se reprendre au beau milieu de l'aventure.

BEPPO

Enfin, tu ne veux pas me prêter ta future ?

TROPPA.

J'aurais beau consentir, elle refuserait.

Je sais bien de quel air elle me recevrait^ Si je lui proposais d'entrer dans ce mensonge.

BEPPO

Nous ne lui dirons rien.

TROPPA,

Oui^ mais cependant songe Que...

Je la prends.

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