‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 101 sur 151 · III.— DE COLOGNE A SPA.— LIMBOUKG III · texte numérisé non relu

III.— DE COLOGNE A SPA.— LIMBOUKG III

duché de ce nom, que Jean I" réunit en 1288 à son duché de Brabant, après la bataille de Woringen, Limbourg, disent les auteurs de la Belgique monumentale, ne mérite guère notre attention que par ses malheurs et sa position pittoresque sur les. bords de la Vesdre. Saccagée par les Normands en 895, par les troupes de l’empereur Henri V en 1106, incendiée par les Liégeois en 1457, pillée en 1654, et de nouveau brûlée et démantelée par les Français en 1677, assiégée en 1701 et 1702, occupée par les patriotes belges en 1790, cette ville vit encore sous ses murs, le 19 messidor an iv, Bernadotte vaincre l’armée des coalisés. Après tant de désastres et de vicissitudes, c’est en vain que nous y chercherions quelques débris de son ancienne splendeur. Capitale déchue, elle semble aujourd’hui aller se cacher dans la vallée, où elle a pris le nom presque inconnu de Dolhain, tandis qu’un de ses quartiers, conservant le nom de Limbourg, continue à occuper le rocher escarpé que la ville couronnait autrefois. Au lieu de son antique château et de ses hautes murailles, dont il ne reste que d’insignifiants débris, Limbourg n’a plus que quelques usines, et, pour remplacer sa gloire ducale, la célébrité de ses fromages. » Sa vieille église gothique de St-Georges, incendiée en 1834, et restaurée depufs, contient un élégant tabernacle gothique de 1520 et un monument d’une princesse de Bade (1672).

Au-delà de la station de Dohlain-Limbourg on traverse successivement : le tunnel de Dolhain, long de 50 mèt. ; — le pont viaduc du même nom , qui, long de 270 mèt., a 21 arches de 10 mèt. d’ouverture chacune et de 20 mèt. de haut; — le tunnel de la Foulerie (135 mèt. de long); — la Vesdre (pont de 6 arches); — le tunnel de Nasproue; — le tunnel de Chantoire {Ibô mèt. de long); — la Vesdre (pont de 5 archès de 18 mèt. de haut);— puis enfin les tunnels de la Basse-Grotte, de Biolley (152 mèt.) et de Chic-Chac (100 mèt.) avant de venir s’arrêter à la station de Verviers. Pendant toute cette partie du trajet, on a à peine le temps d’admirer, entre deux tunnels , 'les nants et pittoresques

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paysages qui se succèdent incessamment sous les yeux.

30 kil. (139 kil. de Bruxelles, 101 kil. de Cologne) Ver- Tiers,— (restaurant à la gare, l’une des plus belles de la Belgique; on y découvre une belle vue; hôtel de Flandre, hôtel des Pays-Bas), V. industrielle de 23,000 h., située à 158 mèt. sur la Vesdre qui y reçoit, rive g., le ruisseau de Mangomhroux , et rive dr., celui de Dison, et traversée par un canal dont les eaux font mouvoir les roues d’un grand nombre d’usines. Elle est le chef-lieu de l’arrondissement et du canton de ce nom.

N. B. C'est à Vcrviers, qu’en allant de Cologne àBruxelles, on est obligé de laisser visiter ses bagages par la douane belge et d'exhiber aux représentants de la force publique son passeport revêtu du visa d’un ambassadeur ou du consul d Aix-la- Chapelle.

Au x£v* siècle, Verviers n’était qu’un hameau entouré de bois', et qui, après avoir fait partie du marquisat de Franchimont, avait été cédé au xi* siècle à 1 évêque de Liège. L’évêque Jean de Bavière, y étant venu en 1395, y remarqua un chêne d’une grosseur et d’une beauté vraiment extraordinaire. A la vue de cet arbre il s é- 'cria, dit-on, verd et viz (vieux) ; d’après certains savants du pays, ce village aurait pris dès lors le nom de Verviz, d’où plus tard on aurait fait le nom de Verviers. D’autres savants ont découvert, il faut l’avouer, d’autres étymologies. Ce qui est positif, c’est que Verviers porte dans ses armoiries une branche de chêne englantée. Quoiqu’il en soit, Verviers était, au milieu du xvii* siècle, un bourg célèbre par ses fabriques de draps. Le 4 décembre 1651, ce bourg fut élevé au rang de ville, et il jouit dès lors des privilèges accordés aux autres villes. « Cet honneur ne l’avait pas délivrée, dit M. Henri des Vaux de Fouron, dans son Dictionnaire géographique de la province de Liège, du petit tribut auquel elle était assujettie du temps de l’évêque Érard de la Mark, mais elle continuait de la paver avec une cérémonie dont on ignore 1 origine et la cause, et qui ^tait connue sous le nom de Croix de Ver-

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