PA. — HISTOIRE
■ Spa doit son nom à un vieux mot; espa, qui signifie fontaine. A quelle époque fut-il fondé? On ne le sait pas encore ; on ne le saura probablement jamais. Les Romains ont peut-être connu ses eaux •, que, dans l’opinion de certains historiens, Pline aurait décrites sous le nom do Fontaine de Tongres*, car les eaux ferrugineuses de Tongres ne possèdent pas les mêmes propriétés physiques et chimiques que celles de Spa. Mais rien n’est moina prouvé. D’après la tradition. Saint Remacle, l’apêtre des Ardennes, serait venu prêcher le christianisme aux habitants de Spa. C’est aussi une pure hypothèse. Le premier fait positif dont les historiens nous aient légué Ip souvenir est la fondation du nouveau Spa, au commencement duxiv* siècle. En 1326, un industriel de Bréda, nommé Collin Wolf, ou le Loup, obtint d’Adolphe de la Marck, prince-évêque de Liège, le concession de douze bonniers de bois , en fit défricher deux auprès de la fontaine du Pouhon, et bâtit à côté de cette fontaine qui, plusieurs années auparavant, avait rétabli sa santé, une maison, détruite depuis peu d’années. Au siècle dernier elle avait pour enseigne : au Roi de France. D’autres habitations se construisirent bientôt autour de la sienne, et formèrent la place du Marché. Si ce hameau, élevé ensuite au rang de bourg, prit le nom du nouveau Spa, il en existait alors évidemment un autre plus ancien, qu’on devait appeler le vieux Spa. On ne saurait en douter. Toutefois les témoignages historiques manquent. Jusqu’en 1.572, Spa fut une dépendance de la
t En 18Si, l« 15 férrier, on a dceouvert, près du puits du Pouhon, que l'on restaurait, une médaille de l'empereur Nerta (96 ans après J.-C.) uses liien conserrée.
h Tnngri rivitas Galliœ fonlem habet insi^nem, pliirimis biillls stillantem, ferriiginei s.-iporit qiiod ipsum non nisi in line polus iutelligitiir. Purgat liic corpus, tertianas tebres disculil, ralciiloruinqiie rltia. Eadein aqua , igiie adniolo , tiirbida nt, ac pnstremo rubescit. iHistoite naturelle, édit, de 1035, lis, xixi, cliap. 3, pag. 261.)